Jusqu’à présent, l’Agence européenne de la sécurité aérienne n’a pas donné son accord pour l’utilisation d’iPad dans les cockpits d’avion. Aux Etats-Unis, en revanche, c’est autorisé.

Dans l’espace aérien français et européen, l’iPad est prié de rester au sol. En effet, Air France vient d’annoncer qu’il équipera 4 100 pilotes de la tablette d’Apple, mais il est précisé que cet appareil est « réservé uniquement à un usage au sol ». Ce déploiement d’iPad chez Air France n’est pas nouveau : la direction de l’entreprise l’avait déjà annoncé il y a un an. Mais il semblait alors évident que les pilotes allaient pouvoir les utiliser à bord, comme le font leurs collègues américains de United Continental. Or, ce n’est pas le cas.

La raison est simple : l’Agence européenne de la sécurité aérienne (Aesa) n’a – jusqu’à présent – pas donné son feu vert pour l’utilisation d’iPad dans les cockpits, alors que cette autorisation a été donnée par son homologue américaine, la FAA (Federal Aviation Administration).

Un outil de travail métier

Chez Air France, néanmoins, on s’en accommode très bien. « L’objectif de ce projet est avant tout de fournir un outil de travail métier. Chaque pilote aura son propre iPad, lui permettant de télécharger et consulter la documentation technique et les cartes de vol, mais aussi de rédiger et envoyer des rapports de vol et de suivre des formations en ligne », explique un porte-parole d’Air France à 01net. Sur les 4 100 pilotes d’Air France, 1 400 ont d’ores et déjà été équipés. Il s’agit des pilotes de machines Boeing 777.

Pour autant, Air France n’a pas abandonné son projet de dématérialisation dans les cockpits. Le transporteur étudie actuellement le déploiement en parallèle de « sacoches de vol électroniques » (Electronic Flight Bag, EFB), qui permettraient de substituer la documentation papier à bord des machines (17 kg) par des terminaux de type ordinateur ou tablette, plus légers et plus simples d’usage. Ce type d’équipement existe déjà et, dans certains cas, il est même certifié par l’Aesa. Mais il n’est pas basé sur l’iPad.