LS Group soigne la collaboration entre l'homme et le robot

Data / IA

LS Group s’attaque à la sécurité des environnements collaboratifs Homme-Robot

Par Marie Varandat, publié le 15 juin 2023

Réalisés dans le cadre du projet européen Sherlock, les deux nouveaux modules de la plateforme de création de simulation industrielle no-code de LS Groupe tente de sécuriser l’opérateur dans un environnement de travail partagé avec le robot, tant du point de vue physique que psychologique.

Branche émergente de la robotique qui redéfinit la place du robot comme travaillant « avec » et non « à la place de » l’opérateur, la collaboration homme-machine a déjà fait coulé beaucoup d’encre et inspiré de nombreux ouvrages de science-fiction, des plus angoissants au plus utopistes.

Malgré tout, l’arrivée des « cobots » (contraction de « coopération » et « robotique ») constitue une petite révolution dans le secteur de la robotique industrielle. Interagissant avec l’humain et opérant dans le même espace, ils soulèvent toutefois de nombreuses réflexions sur la sécurité physique des collaborateurs mais aussi sur leur bien-être psychologique et social. Lauréat du projet Sherlock financé par la Commission européenne, LS Group a fait évolué son offre pour apporter des réponses à ces problématiques.

Innover pour améliorer la relation homme-robot

Financé par l’Union européenne dans le programme de recherche et d’innovation Horizon Europe, Sherlock « vise à développer des applications robotiques flexibles et sûres, centrées sur l’homme, pour les nouveaux lieux de travail collaboratifs. Le projet introduit de nouvelles technologies robotiques, telles que les robots collaboratifs à charge utile élevée ou faible, les exosquelettes et les robots mobiles à double bras, et les dote d’une mécatronique intelligente et d’une cognition basée sur l’IA pour augmenter les capacités humaines ».


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Tous les ateliers organisés dans le cadre de Sherlock sont supposés garantir la sécurité, l’acceptation et le bien-être des opérateurs.

Membre du collectif des 12 partenaires réunis dans le cadre du projet, LS Group a enrichi sa solution de création de simulations industrielles XR Twin de deux nouveaux modules pour mettre en applications les objectifs de Sherlock : un module de formation à la collaboration homme-robot (HTM) et un module de validation de la sécurité lors de la collaboration homme-robot (HVM).

Répondre au besoin de formation

L’introduction du cobot transforme considérablement les méthodes de travail des opérateurs : ils doivent s’adapter à un nouvel environnement de production, recevoir une formation sur les nouvelles procédures de travail et apprendre à partager les tâches avec les robots collaboratifs.

Le module HTM exploite les avancées dans le domaine de la réalité virtuelle pour offrir une nouvelle approche de la formation à ces nouveaux environnements. Les entreprises peuvent créer et personnaliser des scénarios de formation à partir de modèles 3D et former les opérateurs sur une représentation numérique du poste de travail en réalité virtuelle interactive.

Le module HTM du logiciel de création no-code de simulation industrielle XR-Twin s’appuie sur la réalité virtuelle pour mieux former les opérateur à évoluer dans les environnements partagés avec les robots.

Mieux évaluer les risques

HVM, pour sa part, s’est fixé pour objectif de simplifier le processus d’évaluation des risques à l’aide d’outils permettant non seulement d’identifier les éventuels risques liés à l’interaction avec les robots dans un cadre donné mais également de mesurer la conformité aux normes de sécurité telle que l’ISO 15 066 (fonctionnement collaboratif) tout en optimisation la productivité.

Prometteuse, l’avenir de la collaboration homme-robot dépendra beaucoup de la confiance de l’humain dans la machine et doit donc s’appuyer sur des approches minutieuses axées sur la sécurité. Des initiatives telles que celle de LS Group apportent leur pierre à l’édifice et contribue à libérer le potentiel de cette collaboration en se focalisant à la fois sur la sécurité, les besoins et le bien être du collaborateur humain. Reste à savoir s’il faudra aussi  se focaliser sur le bien être du collaborateur robot.

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