Fexible Computing Express se destine autant à basculer l’informatique des entreprises dans le cloud qu’à mettre les applications des éditeurs en Saas.

Un an après son concurrent SFR Business team, Orange Business Service lance à son tour une offre de cloud Iaas (Infrastructure as a Service). Flexible Computing Express propose aux entreprises de louer en ligne des serveurs virtuels au tarif de base de 200 euros par mois, pour une puissance de 2 GHz, 2 Go de mémoire et 100 Go d’espace de stockage.

« Il est à noter que l’on parle bien de puissance en GHz, et non de machines virtuelles (VM), comme cela est souvent le cas ailleurs », fait remarquer Cédric Mora, le chef produit cloud Iaas chez Orange. « En pratique, cela signifie que les clients peuvent diviser la puissance qu’ils achètent en autant de VM qui leur sont nécessaires », ajoute-t-il, en précisant l’intérêt d’un tel calcul : la puissance nécessaire à une VM dépend de sa fonction.

En face, SFR propose plutôt différentes configurations de VM, allant de celle à 85 euros par mois avec un cœur et 1 Go de mémoire, à celle qui coûte 460 euros par mois avec quatre cœurs et 8 Go de mémoire. Le stockage est en option.

Des factures à géométrie variable adaptées à différents clients

Chez Orange comme chez SFR, il faudra payer en plus pour les licences des systèmes d’exploitation. Et comme il y en aura autant que le nombre de VM déployées, le calcul de la facture mensuelle chez Orange sera plus compliqué qu’une simple multiplication du tarif de base.

D’autant qu’Orange a mis en place un système de souscription un peu nébuleux. D’un côté, un directeur des achats va définir l’enveloppe mensuelle globale qu’il veut payer sans trop savoir à quoi cela correspond. De l’autre, les informaticiens vont configurer des VM sans savoir combien elles coûtent.

Sont également facturés l’accès d’une VM par le biais d’une adresse IP publique (environ 4 euros par mois et par machine virtuelle), et la disponibilité de bande passante pour y accéder (entre 30 et 40 euros par mois pour 1 Gbit, selon la subdivision, ou non, du débit entre plusieurs VM ou la rapidité de l’espace de stockage, dans le cas d’une base de données, par exemple).

Cédric Mora s’en explique : « Notre offre a été conçue pour mettre le centre de données des entreprises dans le cloud. Mais nous savons qu’elle servira aussi aux éditeurs, qui proposeront leurs applications en Saas. De fait, si les entreprises s’intéressent aux ressources qu’elles peuvent acheter, les éditeurs s’attachent surtout à la manière d’y accéder. »

Une configuration plus élaborée qu’ailleurs

Le gros intérêt de l’offre d’Orange sur celles de ses concurrents est que le prix de base comprend des possibilités d’administration poussées. On peut, par exemple, disposer des serveurs frontaux qui font de la répartition de charge vers des machines situées dans une zone privée, le tout avec six niveaux de sécurité.

Sont également comprises les mises à jour automatiques de tous les logiciels. D’ici à quelques semaines, une version Premium de l’offre ajoutera la configuration des serveurs par les équipes d’Orange. Ensuite, début 2012, le Flexible Computing se dotera d’une fonction pour importer et exporter les machines virtuelles entre le cloud et la salle informatique d’une entreprise. Chez OBS, comme chez SFR, on fait le choix de machines virtuelles de type VMware, mais leur format standard OVF devrait être compatible avec les infrastructures de cloud privé de Microsoft ou celui des communautés open source.

Orange a publié une vidéo de présentation de son offre Iaas.