Cet entrepreneur veut faire de Wengo, sa plate-forme de mise en relation, le « Pages Jaunes » des services aux particuliers.

Mécanique huilée. Wengo a élargi son panel d’experts grâce à une stratégie de partenariats avec de gros carrefours d’audience comme Aufeminin.com, et en menant des acquisitions ciblées (Astrocenter en 2010, Juritravail et Netiris en 2012…). La société affiche 25 % de croissance par an. Devenue filiale de Vivendi, elle compte 115 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros.

La mécanique est bien rodée. Les internautes inscrits sur Wengo choisissent parmi 2 500 spécialistes en consultant leur profil, leurs tarifs, leurs disponibilités et, surtout, les avis des clients. Après avoir communiqué leurs coordonnées bancaires, ils sont appelés par l’interlocuteur de leur choix et facturés au temps passé. Wengo vérifie les références des experts avant (la carte professionnelle des avocats et leur inscription à l’ordre du barreau, par exemple). Il prélève une commission de 40 % sur le montant facturé.

En mettant la main récemment sur Devispresto, la société s’est ouverte à la mise en relation physique avec un professionnel. Patrick Amiel compte décliner le concept de Wengo dans des secteurs comme la santé ou l’enseignement. Selon lui, l’ère du conseil en ligne n’en est qu’à ses balbutiements.