En mai dernier, le groupe français Gorgé prenait le contrôle de Phidias Technologies, une start up qui a mis au point une technologie d’impression 3D très performante. Une acquisition orchestrée par le ministre Arnaud Montebourg, qui souhaite créer un champion national de l’impression 3D.

L’idée est géniale : exploiter la technologie DLP des projecteurs numériques en impression 3D. Plutôt qu’un rayon laser, qui dessine l’image de la pièce sur le substrat pour le solidifier, Phidias utilise les 2 millions de miroirs du composant DLP pour littéralement projeter l’image de la pièce sur le substrat. Cette technologie a été inventée par André-Luc Allanic et a bénéficié du soutien du programme d’aides aux PME en électronique et logiciel embarqué Cap’Tronic.

Le gain en efficacité apporté par la technologie DLP est substantiel, mais, avec seulement deux modèles d’imprimante à son catalogue, Phidias est positionné sur le très haut de gamme de l’impression 3D. Son entrée de gamme (format d’impression : 600 x 400 x 500 mm) est proposé à 200 000 euros€, le modèle 800 x 700 x 600 mm à 250 000 euros. Jusqu’à maintenant, la start up faisait figure de nain face aux géants américains du secteur, 3D Systems et Stratasys. Il a fallu trois ans à cette jeune entreprise créée par André-Luc Allanic, associé à Philippe Hoarau, le PDG de Cresilas, le plus gros prototypiste en France, pour vendre 17 machines. 

Raphael Gorgé veut devenir un acteur de poids sur le marché des imprimantes 3D de classe entreprise