Pour faire face aux menaces grandissantes de la cybercriminalité, Thales crée une nouvelle entité dénommée « Systèmes d’information critiques et cybersécurité ».

La concentration de deux activités – sécurité des systèmes d’information et systèmes d’information critique – au sein de ce nouvel ensemble représente 5 000 personnes dont 1 500 experts en cybersécurité, répartis sur 13 pays. La direction de cette « business line » est confiée à Laurent Maury, actuel directeur délégué de Thales Services.

L’un des objectifs poursuivis avec la création de ce service est d’apporter une réponse globale face à des dangers multiformes qui inquiètent autant les administrations que les installations industrielles ou critiques. La nouvelle loi de programmation militaire (LPM) va d’ailleurs conduire ces acteurs à renforcer la sécurité informatique, notamment les opérateurs d’importance vitale (OIV) qui se trouvent en première ligne.

La lutte contre la cybercriminalité s’intensifie

Les dépenses consacrées à la cyber-sécurité représentent aujourd’hui plusieurs milliards d’euros et croissent de près de 10 % par an. On comprend aisément que les investissements qui seront consentis constituent, selon les dires de Laurent Maury, une réelle opportunité pour la nouvelle entité.

L’autre raison de ce regroupement est la mutualisation des ressources, comme l’indique Marc Darmon, DGA de Thales en charge des systèmes d’information et de communication sécurisés.

Avec cette nouvelle unité, Thales entend bien s’imposer en tant que leader du marché européen en matière de sécurité des technologies de l’information. Même si la concurrence n’entend pas lui laisser le champ libre. C’est notamment le cas d’Orange Business Services qui, avec le rachat d’Athéos, a renforcé son positionnement dans le domaine.