Selon la dernière enquête menée par Wakefield Research et Future Forum Research pour Slack, 48% des responsables IT interrogés voient les nouvelles plateformes collaboratives remplacer complètement l’email dans leur entreprise dans les 3 ans à venir…

Ce n’est pas la première fois… Loin de là… Alors que l’email fête ce mois-ci ses 50 ans d’existence, une nouvelle étude montre que près d’une entreprise sur deux entrevoit une disparition de l’email dans les trois ans à venir au profit les nouveaux hubs de messagerie en mode tchat. L’étude signée par Wakefield Research et Future Forum Research a été sponsorisée par Slack ce qui explique peut-être en partie la volonté d’une nouvelle fois précipiter la fin d’une méthode de communication qui reste la moins intrusive et la plus asynchrone du monde numérique.

Ce n’est pas la première fois que des responsables d’entreprise entrevoient la mort de l’email. Déjà à l’époque des premières messageries instantanées (époque Yahoo Messenger et MSN Messenger) beaucoup prédisaient la disparition de l’email. Avec l’arrivée des réseaux sociaux, les jours de survie du courriel étaient une nouvelle fois annoncés comme comptés. Et en 2011, Thierry Breton en visionnaire avisé, alors PDG d’Atos, annonçait la disparition totale de l’email dans son entreprise à trois ans… On est en 2021, et la rédaction continue régulièrement d’échanger avec Atos par email.

Alors, forcément, les résultats de la dernière étude sponsorisée par Slack prêtent à sourire. Menée auprès de 3000 utilisateurs et 1200 responsables IT aux US, UK, France, Allemagne, Japon et Australie d’entreprises ayant déjà adopté de façon payante Slack ou Teams, elle révèle que 48% des responsables IT considèrent que ces nouvelles plateformes de communication numérique auront complètement remplacé l’email dans les 3 ans. De même, 36% des utilisateurs interrogés se priveraient plus volontiers de l’email que de leur hub Slack ou Teams. Et 96% des utilisateurs pensent forger de meilleures interconnexions avec leurs supérieurs via Slack plutôt que par email.
On y apprend également que les utilisateurs de Slack estiment économiser 90 minutes par jour en utilisant Slack plutôt que l’email. Tout ceci restant bien davantage du domaine du ressenti que de la preuve scientifique.

Heureusement, l’étude ne se contente pas que de dénigrer la plus ancienne forme de collaboration numérique. Elle essaye également d’évaluer à quel point ces nouvelles plateformes collaboratives – dont l’adoption s’est accélérée depuis le début de la pandémie – se sont installées dans le paysage des entreprises.
Ainsi, 69% des responsables considèrent qu’abandonner de telles plateformes après la pandémie serait mal perçu des employés bien que 47% des entreprises interrogées n’utilisaient pas de tels outils avant la pandémie.
Par ailleurs, 31% des utilisateurs auraient commencé à adopter comme outil principal de communication ces plateformes à peine une semaine après leur mise en œuvre, confirmant la réputation de ces outils à être rapidement adoptés. Il est vrai que le confinement et le besoin de collaboration qui en découlait a considérablement contribué à accélérer l’addoption.
Dans un ordre d’idées un peu différent, 34% des utilisateurs de Slack estiment ainsi que cette forme de collaboration fonctionne mieux pour eux, 34% considèrent qu’elle aide à un meilleur alignement des équipes et 33% pensent que la plateforme améliore leur productivité individuelle.

Enfin, l’étude en profite pour envoyer au passage quelques « Skuds » à la compétition. Ainsi, 79% des utilisateurs Slack ont l’impression d’avoir contribué à la décision d’achat de leur entreprise contre 47% des utilisateurs Teams. 88% des utilisateurs Slack considèrent la plateforme comme importante ou essentielle à l’exécution de leur travail contre 71% des utilisateurs Teams. Par ailleurs, 73% des responsables IT d’entreprises ayant choisi Teams reconnaîtraient avoir été approchés par leurs collaborateurs réclamant l’adoption de Slack. Et 1 responsable sur 2 considèrent que Teams et Slack sont deux outils différents remplissant des fonctions différentes.

Autant d’informations à prendre avec bien des pincettes vu le sponsor de l’enquête mais qui tendent à montrer qu’à l’occasion de la transformation des habitudes imposée par la pandémie les hubs collaboratifs se sont inscrits durablement dans le paysage collaboratif des entreprises et qu’ils continueront d’être largement utilisés une fois le retour au travail généralisé.