Sous la houlette de John Thompson, ex-PDG de Symantec, Virtual Instruments propose de surveiller les performances des applications critiques dans les infrastructures de serveurs et de stockage virtualisées.

Ce n’est pas une start up comme les autres. Issue d’un essaimage de Finisar, un fournisseur de composants optiques, Virtual Instruments (VI) est dirigée par John Thompson, qui fut le PDG de Symantec pendant neuf ans, fournissant ainsi à la société un gage de crédibilité non négligeable.

Il faut dire que la mission que s’est choisie VI n’est pas des plus simples. Il s’agit du monitoring des applications critiques dans les infrastructures virtualisées des grandes entreprises. Dans ce domaine, mieux vaut donc montrer patte blanche. « Lorsqu’on a des dizaines de serveurs et des pétaoctets de stockage, la virtualisation devient extrêmement complexe à gérer. Nous voulons offrir aux entreprises des outils pour mesurer et analyser l’ensemble de leurs infrastructures », explique John Thompson.

L’idée de Virtual Instruments est de capter tous les flux d’entrées/sorties circulant entre les serveurs et les baies de stockage. Ainsi, les sondes logicielles Probe V et Probe VM collectent l’activité au niveau des commutateurs Fibre Channel et des serveurs virtuels (80 métriques vCenter). Implémentés au niveau du câblage même, les capteurs matériels TAP Patch Panel auscultent, de leur côté, les trames Fibre Channel entre les commutateurs et les baies de stockage, avant de transmettre les métriques réseaux (header) à une sonde matérielle (ProbeFCX).

Toutes ces données sont ensuite agrégées au niveau du serveur Virtualwisdom, prêtes à être analysées par l’administrateur. Ce dernier peut accéder ainsi à toute une panoplie de courbes et de graphiques, en temps réel et ou en différé. Selon Virtual Networks, il sera ainsi possible de détecter de manière précise les erreurs de liens, les problèmes de vitesse, la répartition de charge, etc. « Souvent, les problèmes de performance sont mal analysés et entraînent des suréquipements aux mauvais endroits. Désormais, l’entreprise pourra s’assurer qu’elle dispose de la performance pour laquelle elle a payé », souligne Skip Bacon, directeur technique.

Une solution qui peut gêner certains…

Certes utiles, ces informations peuvent aussi jouer en défaveur du fournisseur, si elles mettent au grand jour des investissements technologiques injustifiés ou mal appropriés. Les responsables – DSI et consultants – ne voient donc pas toujours d’un très bon œil l’arrivée de ces outils au sein d’une infrastructure existante. « Le processus de vente n’est pas toujours facile à dérouler. Il faut faire attention », indique John Thompson. A ce jour, près de 60 entreprises ont déployé les solutions de Virtual Instruments, dont Amazon, eBay, Groupama ou Lufthansa.

Ci-dessous, la présentation Powerpoint de la société, à l’occasion d’un point presse.