L’intelligence artificielle est en passe de transformer toutes les entreprises, tous les métiers. Mais les DSI ont parfois du mal à imaginer ses usages dans leur entreprise. Voici de quoi les inspirer.

Utiliser le machine learning pour faire des prédictions métiers ou réaliser de la maintenance prédictive est désormais entré dans les mœurs. Mais l’intelligence artificielle est destinée durant ce 21ème siècle à transformer tous les processus, tous les métiers, toutes les entreprises. Il n’existe pas un domaine qui ne puisse être totalement bouleversé et métamorphosé par les progrès fulgurants réalisés autour des réseaux de neurones et du machine learning ces dernières années. En la matière, l’imagination est la seule limite. Et les DSI sont aujourd’hui bien placés pour réfléchir dès à présent aux impacts de l’IA sur les métiers de l’entreprise. Voici 12 exemples singuliers qui utilisent l’IA pour repenser les « savoir-faire » existants… Histoire d’y trouver quelques sources d’inspiration…

Des expérimentations singulières

L’intelligence artificielle peut être utilisée pour élaborer de nouveaux produits. Dès 2016, le Chef Watson, le cuisinier virtuel d’IBM savait créer des recettes originales et assembler des saveurs pour surprendre votre palais en fonction des ingrédients que vous aviez dans votre réfrigérateur et votre cuisine.
Mais le Machine Learning est également utilisé pour des élaborations beaucoup plus stratégiques. La distillerie Mackmyra a ainsi exploité une IA pour développer un nouveau Whisky par exemple.
Dans une démarche inverse, IBM a récemment présenté Hypertaste, un capteur dopé à l’IA qui permet d’analyser les liquides et de repérer les whiskys ou les vins contrefaits.
De son côté Atomwise utilise des réseaux de neurones pour faciliter la découverte de nouveaux traitements et l’élaboration de nouvelles molécules. Dans un même ordre d’idées, l’université de Flinders en Australie a développé SAM, une IA spécialisée dans la conception des vaccins et notamment des vaccins contre la grippe.

Transformer les interactions

Les intelligences conversationnelles ont fait de gros progrès ces derniers mois. Elles sont désormais en mesure de « tenir » des conversations qui ne sont plus uniquement basées sur la compréhension d’ordres à exécuter. Et cela a donné des idées à Mattel. Avec « Hello Barbie », le fabricant de jouets propose une nouvelle génération de poupées Barbie dotées d’un micro, d’un haut-parleur et d’une IA conversationnelle intégrée. Ce n’est qu’un début d’autant que cette technologie, issue des travaux de ToyTalk, est limitée aux 8000 lignes de dialogue préenregistrées par une actrice pour que le rendu vocal soit doux et réaliste. Mais cette Barbie du 21ème siècle préfigure une nouvelle génération de jouets aux interactions bien plus développées qui se personnalisent et apprennent de l’enfant.
D’une manière générale, toutes les entreprises sont aujourd’hui invitées par ces IA à repenser les interactions avec leurs clients et consommateurs en intégrant davantage les échanges vocaux. Ainsi, la BBC a un projet dénommé « Talking with Machines » : une fiction interactive où les auditeurs sont mis à contribution pour faire évoluer l’histoire au travers de leurs enceintes connectées comme Amazon Echo ou Google Home.
De son côté eBay utilise l’IA un peu partout pour améliorer l’expérience utilisateur et fournir aux utilisateurs des propositions et recommandations personnalisées. L’IA appliquée à la reconnaissance d’image permet désormais aux utilisateurs, grâce à la fonction « eBay Image Search », de retrouver des produits à partir de photos qu’ils ont prises avec leurs smartphones sans qu’ils aient à connaître les noms ou les références précises de ces produits.

Des IA et des métiers

Evidemment, l’Intelligence Artificielle peut aussi être d’une aide non négligeable dans le domaine de la publicité et de la vente. Typiquement, la startup Phrasee a conçu une IA qui aide ses utilisateurs à rédiger des titres d’emails, des messages Twitter et Facebook ou encore des notifications afin qu’ils aient un impact maximal sur ceux qui les lisent.
De son côté Nike vient d’acquérir une startup de Boston dénommée Celect qui trouve son origine dans des développements réalisés par deux professeurs du MIT. La particularité de cette startup ? Elle a développé une IA permettant d’anticiper l’évolution des goûts et des attentes des consommateurs !
En matière de recrutement et de relations humaines, Microsoft et IBM ont, chacun de leur côté, démontré qu’une IA pouvait prédire avec une excellente précision les employés qui quitteraient l’entreprise dans les prochains mois ou prochaines années. Mais il existe des expérimentations bien plus originales. Un peu comme le fait Phrasee pour la publicité, Textio aide les DRH à rédiger des descriptions de poste plus engageantes et sexy en s’appuyant sur une IA qui apprend notamment de toutes les descriptions de postes déjà publiées par l’entreprise.
Autre exemple, Pymetrics propose une IA qui aide à recruter de nouveaux talents parfaitement adaptés à l’entreprise : son système consiste à faire jouer certains jeux aux employés de l’entreprise, puis à analyser les résultats de ces sessions ludiques pour ensuite faire passer les mêmes jeux à des candidats et évaluer jusqu’à quels points ces derniers s’intègreront bien dans l’entreprise et dans les rôles pour lesquels ils sont pressentis.
Dans un ordre d’idée similaire, Honeywell combine IA et réalité mixte pour capturer l’expérience d’une tâche ou d’un travail donné et en tirer automatiquement des leçons destinées à former les futurs collaborateurs.

Bref, ces quelques exemples insolites montrent que l’intelligence artificielle s’impose chaque jour un peu plus comme un outil de compétitivité et un accélérateur d’innovations. Aux DSI d’en comprendre les enjeux et d’en saisir les opportunités dès aujourd’hui car l’IA constitue sans aucun doute la phase 2 de l’inéluctable transformation numérique…