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Autodesk propose enfin sa première plate-forme de PLM

Par La rédaction, publié le 05 avril 2012

Avec PLM 360, l’éditeur d’AutoCAD fait une entrée très tardive sur le marché des logiciels de gestion du cycle de vie produit. Pour s’y faire une place, il opte pour une stratégie de rupture.

Avec PLM 360, Autodesk parviendra-t-il à se faire une place face à Dassault Systèmes, PTC et Siemens PLM Software, des éditeurs qui ont façonné le marché des logiciels de gestion du cycle de vie produit (PLM) depuis dix ans ? Hugues Drion, directeur des ventes sur le marché industrie chez Autodesk France, pense, au contraire, que c’est le bon moment pour se positionner : « Le marché a mis beaucoup de temps à comprendre le PLM, chacun exprimant à sa manière qu’il en avait besoin d’une brique. On pense qu’aujourd’hui les entreprises ont compris que le PLM est un des logiciels nécessaire à une entreprise et, dans les études qui ont été réalisées, 80 % se disent prêtes à y aller. »

Parti tard, l’éditeur a opté pour une stratégie de rupture : son offre PLM 360, déjà connue sous le nom de code Nexus, n’est disponible qu’en mode cloud. Autodesk cherche à transposer dans le secteur du PLM le succès qu’a pu rencontrer Salesforce dans le CRM, Salesforce étant le modèle clairement annoncé par Autodesk. Ce choix permet à l’éditeur de proposer des prix compétitifs sur un marché où les déploiements se chiffrent souvent à plusieurs millions d’euros. Un accès limité est proposé à 25 dollars par mois par utilisateur, un accès complet incluant la création de projet est facturé 75 dollars. La cible principale est en effet les PMI, notamment celles qui conçoivent des machines spéciales.

La modélisation de processus sous Autodesk PLM 360.

Pour élaborer les processus qui correspondent à sa façon de travailler, l’entreprise dispose d’un outil graphique pour la création des processus et pour la personnalisation des champs de données. Autodesk fournit une cinquantaine d’Apps que l’entreprise va ainsi « câbler » à sa façon. L’éditeur souligne que cette bibliothèque d’Apps pourra accueillir à l’avenir des développements spécifiques réalisés pour des clients ou proposés par des éditeurs tiers, avec une validation de code par Autodesk, sur le modèle de l’App Store d’Apple.

Une plate-forme à l’architecture plutôt originale

Autre originalité de PLM 360, elle n’est pas bâtie autour du PDM (la base de données technique) comme toutes ses concurrentes. Autodesk continue à s’appuyer sur son offre Vault comme référentiel des données 3D, le PLM ne fait que s’interfacer avec lui pour les utilisateurs qui ont besoin de travailler sur les fichiers de conception. « Si on a fait ce choix, c’est que, entre le PDM et le PLM, ce ne sont pas les mêmes utilisateurs : l’une des difficultés d’implémentation du PLM, c’est que l’interface utilisateur du PDM est trop compliquée pour des acheteurs, pour les gens de la qualité. Ils n’ont pas besoin d’un panneau de BOM Management. Les utilisateurs souhaitent une grande facilité d’accès, les entreprises l’implémentation rapide d’une solution facilement configurable offrant sur les Best Practices métier. » Le volet collaboration de la plate-forme repose sur un autre service cloud lancé par Autodesk voici plusieurs années, il s’agit de Buzzsaw. Autodesk PLM 360 est en outre accessible sur mobiles et tablettes, un autre axe de développement fort de l’éditeur.

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