Avec leur projet open source Keda, Microsoft et Red Hat automatisent la mise à l’échelle des clusters Kubernetes et permettent aux entreprises de réaliser leur propre solution de Serverless Containers.

Brendan Burns, l’un des pères de Kubernetes chez Google désormais passé chez Microsoft Azure, a officialisé la disponibilité en preview publique du projet open source KEDA : Kubernetes-based Event-Driven Autoscaling. Sponsorisée conjointement par Red Hat et Microsont, cette brique logicielle permet aux entreprises de définir des règles qui étendent ou réduisent automatiquement les clusters Kubernetes (qu’ils soient « on premises » ou dans le cloud) en fonction d’événements (déploiement d’un conteneur, pic de trafic, nouveau flux de données, événement provenant de RabbitMQ, Redis Lists, Prometheus, AWS CloudWatch, Azure Event Hub, etc.). KEDA agit donc à la fois comme un système d’automatisation de containers et comme un serveur de métriques exposant une vaste collection d’événements Kubernetes.

Cette brique est importante à l’heure où l’on voit se dessiner deux grandes tendances complémentaires dans l’univers du Serverless Computing.
D’une part, celle des « Serverless Functions » qui permettent aux développeurs de simplement placer le code source de fonctionnalités sur une infrastructure qui se chargera de les assembler, compiler, sécuriser, déployer et de les exécuter dès que les événements pour lesquelles elles sont conçues apparaissent.
D’autre part, celle des « Serverless Containers » qui consistent à permettre aux développeurs de simplement « déposer » un conteneur sur l’infrastructure sans se soucier des clusters Kubernetes sous-jacents ainsi que des problématiques de montée en charge et de sécurisation. Jusqu’ici de telles approches « sans serveurs » étaient essentiellement proposées par les grands clouds à l’instar d’Azure Container Instances ou AWS Fargate.

KEDA permet ainsi aux entreprises de concrétiser une approche « Serverless Containers » sur leurs propres clusters Kubernetes et d’éviter d’avoir à multiplier en interne les compétences assez rares autour de cette technologie. Ce projet open source s’inscrit dans une mouvance qui cherche à rendre Kubernetes et ses clusters totalement transparents aux développeurs.

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