« Les DSI ont tout intérêt à anticiper l’essor des terminaux mobiles »

L’irruption des tablettes tactiles en entreprise a pris de court les DSI. Souvent mises devant le fait accompli par leurs dirigeants, elles ont dû affronter le raz-de-marée des directions métier puis du BYOD (Bring Your Own Device). Résultat : l’utilisateur est apparu comme le premier prescripteur de ce type d’outils dans un cadre professionnel et ce, souvent, contre l’avis des directions informatiques. Pourtant, cet état de fait doit changer. Les DSI ont tout intérêt à anticiper la généralisation de ces terminaux mobiles, en passe de redéfinir la manière dont les collaborateurs travaillent.

Après plusieurs mois d’exploitation, il est clair que la tablette ne se substitue ni aux smartphones, ni aux PC portables, mais crée son propre espace entre les deux. Difficile de trouver une DSI qui ne soit pas, au minimum, engagée dans une réflexion active sur la manière de les intégrer au mieux dans l’entreprise. Mais ne faudrait-il pas poursuivre plus loin dans cette logique ? Les services IT devraient se réapproprier le rôle de prescripteurs.

Une étude récente, menée par l’éditeur Alfresco, montre que l’adoption des tablettes et mobiles en milieu professionnel serait aujourd’hui menée majoritairement par les services informatiques. Ne serait-ce que parce que plus de 90 % de leurs membres ont déjà utilisé des tablettes, et plus de 75 % l’ont fait dans le cadre de leurs activités, selon cette étude.

Dans ce contexte, il appartient aussi aux DSI de canaliser les ardeurs des utilisateurs pour éviter les déceptions. La tablette reste à ce jour bien mieux adaptée aux présentations, à la consultation des courriels et à la navigation sur internet qu’à la consultation de l’ERP « maison ». Son interface utilisateur, conçue pour des écrans Windows, n’est pas encore aussi intuitive que les applications iPad grand public. Aux éditeurs d’aider les DSI à aller dans ce sens !