Pour sa conférence utilisateurs, le spécialiste du Saas est revenu, comme on s’y attendait, sur les atouts du cloud et sur l’intérêt d’une collaboration contextuelle au CRM.

Mutualisation des infrastructure, paiement à l’utilisation, montée en charge automatique, richesse de la place de marché applicative, bilan énergétique réduit… Lors de Cloudforce, la grand-messe française de Salesforce, son vice-président CRM, Alexandre Dayon, a pris autant de temps, sinon plus, pour vanter les mérites du cloud que pour zoomer sur l’offre applicative elle même.

L’éditeur, bien sûr, a fait la part belle à son récent bijou, Chatter, une plate-forme collaborative lancée en juin dernier, qui compte déjà 20 000 clients et dont la version 2 a été présentée en octobre. Il a notamment montré en quoi le concept de suivi de personnes, d’opportunités commerciales ou d’applications, clairement inspiré de Facebook et de Twitter, se révélait précieux pour la gestion des affaires ou la résolution de problèmes par des services clientèle.

Mais la priorité pour l’éditeur était d’assurer que Force.com, sa plate-forme de développement, est légitime pour devenir un socle d’applications centrales – la facturation, par exemple. On est donc loin de l’image d’un CRM hébergé coupé du reste du système d’information.

Salesforce a aussi insisté sur la rapidité de développement sur cette plate-forme. Sur scène, les représentants de Carrefour, Cegid et Seesmic (représenté par Loïc Le Meur), se sont relayés pour montrer des exemples d’applications bâties en à peine quelques mois.

Des applications bientôt exportables ?

Pour autant, rappellons qu’à l’image des autres plates-formes cloud, les applications développées en Apex (le langage de programmation de Salesforce) ne sont pas portables. Résultat, en cas de changement de fournisseur, elles seront perdues (les données, elles, sont bien récupérables). Sur ce point, Jean-Louis Baffier, directeur technique chez Salesforce, précise qu’à terme, « nous permettrons aux clients de déployer du code Java natif dans la plate-forme, ce qui le rendra exportable vers d’autres environnements ». L’opération sera possible grâce à un accord passé avec VMware, qui cible en particulier le framework Java Spring.

Alexandre Dayon rétorque, quant à lui, qu’une grande partie de la structure de l’application reste exportable : « Quand on bâtit une application sur Force.com, on utilise très peu de code, et beaucoup de métadonnées. Ne serait-ce que pour définir les objets. Et au besoin, ces métadonnées décrites en XML peuvent être implémentées ailleurs. » A surveiller, donc. Car la récupération d’applications développées sous Force.com n’est pas encore à l’ordre du jour.