Larry Page, CEO de Google, a annoncé la cession de Motorola Mobility au chinois Lenovo. Cette transaction s’élève à 2,91 Md$. Mais elle exclut les brevets Motorola, qui demeurent la propriété de la firme de Mountain View.

En mai 2012, Google avait finalisé le rachat de Motorola pour 12,5 Md$. Sa revente, aujourd’hui, pour moins de 3 Md$, peut sembler une perte sèche pour le géant du Net. Mais, en réalité, la différence est moindre et peut même s’avérer bénéfique pour la firme californienne qui avait déjà revendu la division de boîtiers Internet pour 2,4 Md$.

En cédant Motorola, Google a vendu une marque et un produit qui, malgré la sortie récente d’un modèle d’entrée de gamme (Moto G), n’offraient pas de perspectives de profits suffisantes.

En revanche, le portefeuille de brevets Motorola, qui est la véritable mine d’or, ne changera pas de mains. D’ailleurs, dans son annonce, Larry Page n’a pas manqué de préciser qu’ils continueront d’être exploités et d’alimenter Android, le système maison pour téléphone mobile. Système qui représentait 81 % du marché mondial fin 2013.

Dans ce contexte, la vente de Motorola au chinois Lenovo a du sens. L’année dernière, l’Empire du Milieu représentait 41 % des livraisons de terminaux Android.

Crédité actuellement de 5,1 % du marché des téléphones intelligents au niveau mondial, Lenovo est loin derrière Samsung (32,1 %) ou Apple (12,1 %). Cet achat pourrait bien modifier la donne rapidement.