La nouvelle offre cloud Hybrid Delivery de HP doit permettre aux grands comptes de réduire la facture informatique en mettant dans le même panier applications internes et publiques.

HP lance aujourd’hui son cloud Hybrid Delivery, une infrastructure en nuage qui servira de cloud privé pour les besoins internes des entreprises et, en même temps, de cloud public pour héberger les applications en ligne que ces sociétés vendent à leurs clients.

L’intérêt ? « Que ça coûte moins cher ! » lance Ian Brooks, en charge de la promotion du cloud chez HP. « Une informatique unifiée, c’est déjà une maintenance 30 % moins chère. L’automatisation de la répartition des charges représente 11 % d’économies en plus sur le coût de la gouvernance », ajoute-t-il.

Une informatique moitié moins chère

Tobias Imhof, directeur des opérations chez Ressource AG, fournisseur suisse de services SAP en ligne, a déjà testé la solution. « En consolidant notre informatique et les ressources de nos clients sur un seul châssis de serveurs-lames, nous réduisons encore les prix », témoigne-t-il.

La production lui coûte 50 % moins cher qu’auparavant. Aux deux tiers parce qu’il est mieux organisé. Et à un tiers parce qu’il n’utilise plus qu’une seule solution d’administration. « In fine, notre offre est désormais 35 % moins chère. C’est un vrai avantage concurrentiel », conclue-t-il.

Les entreprises que vise l’offre de HP sont des banques, des grands comptes, des opérateurs. Mais en aucun cas des PME, assure Ian Brooks.

Aucun problème de sécurité, selon HP

Le cloud hybride de HP est une première. Les autres fournisseurs, l’alliance Acadia d’EMC-Cisco-VMware en tête, vendent pour l’heure des infrastructures virtuelles qui deviennent soit des clouds privés quand elles se destinent aux entreprises, soit des clouds publics quand le client est un opérateur.

La différence ? HP ose prétendre que mélanger clouds privé et public ne posera aucun problème de sécurité, alors que la seule question d’une éventuelle fuite des données dans ce mode tétanise ses concurrents.

« Nous affirmons que notre solution de cloud hybride cloisonne les systèmes, le réseau et même le stockage, puisqu’elle repose désormais sur les baies de 3Par, un spécialiste reconnu en la matière », assure Xavier Poisson, directeur commercial Emea de HP.

Clés en main

La solution comprend également des serveurs-lames Bladesystem Matrix, le logiciel Cloud Service Automation (fonctions de catalogue, d’orchestration, de fourniture et de supervision des services en ligne) et les Cloudmaps (infrastructures Red Hat, Microsoft, Oracle, SAP et autres Tibco prêtes à l’emploi pour le cloud).

Enfin, le cloud hybride de HP permet d’aller automatiquement piocher des ressources dans ceux d’Amazon ou d’Enterprise Services (hébergé par HP) si l’entreprise n’en a plus assez à demeure. Xavier Poisson avance que son offre sera bientôt compatible avec d’autres plates-formes publiques.