The Intercept s’est fait l’écho des dernières révélations d’Edward Snowden, concernant le vol massif de clés de chiffrement de cartes SIM à l’entreprise néerlandaise Gemalto. À la manœuvre, la NSA et le GCHQ – les services secrets étasuniens et britanniques.  

Cette opération les met maintenant dans la capacité de déchiffrer et donc de reconstituer toutes les communications des propriétaires des cartes SIM concernées. Des écoutes possibles en dehors de tout cadre légal, « sans que la compagnie de téléphone et les autorités du pays soient au courant », affirme The Intercept.

La NSA et le GCHQ auraient agi de concert en piratant les courriels et les comptes Facebook de salariés ciblés de Gemalto, afin d’intercepter les clés de cryptage qui transitaient vers les fabricants de téléphones, via des fichiers chiffrés par le protocole PGP.

Des quantités importantes d’informations

Difficile d’estimer le nombre de clés volées. Une chose est sûre, toujours selon The Intercept, ce sont des quantités considérables d’informations privées qui sont concernées.

Les clés ont été dérobées afin « [d’]atteindre le plus grand nombre de téléphones portables possible, dans le but de surveiller les communications mobiles sans l’accord des opérateurs et des usagers », a réagi, pour sa part, Gemalto.

L’entreprise de sécurité informatique cotée au CAC 40 a affirmé prendre ces révélations très au sérieux.