Selon les chiffres du mois de décembre, publiés par Pôle Emploi, le chômage qui sévit dans le secteur de l’informatique continue de croître de façon inquiétante.
Si l’immobilisme est resté de mise d’un mois sur l’autre – +0,2 % entre novembre et décembre – la progression est toutefois plus significative sur un an. Le nombre de chômeurs IT a en effet augmenté de 7,5 %, contre 5,7 % pour la moyenne de toutes les professions. On dénombre aujourd’hui, dans la catégorie A, 37 100 informaticiens inactifs, 45 400 si l’on compte ceux des catégories B et C.

Les compétences et les diplômes en question

À en croire le Munci, l’association professionnelle des informaticiens, les chiffres pourraient même être plus élevés, la faute aux codes Rome utilisés par Pôle emploi, non pertinents et disparates pour classer les différents travailleurs IT.

Selon ses propres statistiques, les chômeurs étaient déjà au nombre de 55 000 fin octobre, dont 18 000 pour l’activité maintenance. Les autres branches attestant des plus alarmantes progressions sont la production et l’exploitation de SI (+16 %), les études et le développement de réseaux télécoms (+13,9 %) et les études et le développement informatique (+8,6 %).
Si cette hausse du chômage dans le secteur IT s’explique avant tout par un effet de crise, les professionnels tels que Syntec Numérique – syndicat d’éditeurs et de SSII – ciblent, eux, le manque de compétences. Le Munci parle de son côté de profils inadaptés à l’exigence des recruteurs en matière de diplômes Bac+4/ Bac+5 recherchés.

Toujours est-il qu’en 6 ans, le chômage a doublé dans le secteur IT.