Le bonheur serait-il dans le télétravail? « Oui », semblent massivement répondre les salariés français interrogés sur ce thème par l’institut Odoxa pour Syntec Numérique.

Ainsi 59 % d’entre eux aimeraient pouvoir travailler depuis leur domicile. Et à 81 %, ils se disent favorables au plan national de déploiement du télétravail annoncé par Manuel Valls. Celui-ci va de pair avec le plan très haut débit visant à supprimer les zones blanches d’ici 2022 : le fait d’attirer des actifs dans les zones rurales est, avec la réduction de la pollution due aux trajets domicile-travail, l’un des objectifs du plan.

C’est en Île-de-France que le besoin de télétravail se fait le plus sentir : il concerne 63 % des habitants de la région, et même 71 % des cadres.

Des freins culturels

À 48 %, les Français mettent d’abord en avant le fait que le télétravail favoriserait l’équilibre entre leurs vies professionnelle et privée. Viennent ensuite le besoin de perdre moins de temps dans les transports, à 46 %, et celui d’économiser à la fois le prix des trajets et celui de la nourriture, à 36 %.

Le télétravail est-il donc en voie de connaître une accélération rapide, grâce notamment aux nouvelles technologies ? Il reste manifestement des freins à lever. Ainsi, 52% des salariés estiment que le manque de confiance employeur-employé va empêcher le développement de cette pratique dans leur société. Pire, 28 % considèrent que leur hiérarchie refusera une telle évolution.

Enfin, 38 % estiment qu’il est impossible, matériellement, de mettre en place le télétravail dans leur entreprise.