Lecko, cabinet-conseil en organisation et nouvelles technologies, a dévoilé les résultats de sa dernière étude sur les réseaux sociaux d’entreprise (RSE), réalisée auprès de sociétés du CAC40.

L’un des premiers enseignements est qu’aujourd’hui, 75 % de ces entreprises possèdent un réseau social interne et 80 % trouvent le programme encourageant.

L’analyse de l’impact du RSE sur le management et les relations entre collaborateurs laisse toutefois apparaître plusieurs problématiques. Ainsi, près de 60 % des inscrits ont des difficultés à s’exprimer sur des espaces ouverts ou craignent une fuite des informations, et plus de 60 % font part de réticences à exposer leur identité sur le réseau.

De même, l’adoption du RSE n’est pas linéaire et évolue en fonction de la typologie des espaces mis en place. Un véritable pic d’enthousiasme est atteint entre 2 et 4 mois, mais la courbe peut chuter à partir de 6/9 mois d’activité pour atteindre un engagement limité au bout de 2 ans. Les simples espaces de diffusion de contenus possèdent un taux de vitalité beaucoup moins élevé que les espaces prenant la forme de véritable communauté. Ainsi, 30 % des communautés continuent à avoir des utilisateurs engagés 1 an après leur ouverture et 20 % plus de 2 ans après. En revanche, 60 % des espaces de diffusion n’ont plus d’utilisateurs engagés après 7 mois d’existence.

Pour conclure, l’étude Lecko estime que le marché du collaboratif est toujours en forte croissance, estimant la vente de licences SRE à 40 M€ contre 26 M€ en 2012 (+55 %).