La lumière peut servir à transmettre de l’information sans fil. Une nouvelle technologie baptisée Li-Fi. Rencontre avec Suat Topsu, fondateur d’une start-up qui veut relever le pari industriel du « Light Fidelity ».

Pour couper la musique, éteignez la lumière ! Désormais, la lumière ne sert plus seulement à éclairer. Il est en effet possible d’utiliser des lampes pour transmettre de l’information sans fil. Une nouvelle technologie baptisée Li-Fi comme « light fidelity ». Son principe est proche du morse. Il consiste à utiliser les clignotements des ampoules  LED [Lampe à diode électroluminescente] pour coder et envoyer des informations. Des clignotements invisibles à l’œil nu.

En France, c’est Suat Topsu, chercheur à l’Université de Versailles-Saint-Quentin en Yvelines, qui est le spécialiste du sujet depuis 2008.  Il a créé une start-up, Oledcom, pour déposer des brevets et signer des partenariats industriels avec la SNCF et Philips. Les premiers produits, commercialisés en 2013, concerneront la géolocalisation intérieure grâce à l’éclairage des bâtiments. L’étape suivante, ce sera l’utilisation du rétroéclairage des panneaux publicitaires pour envoyer des informations multimédias directement sur un mobile. Ca s’appelle du smart lighting et ça consiste à rendre l’éclairage des rues intelligent.Enfin, dernier objectif : mettre en place de l’internet bidirectionnel entièrement transmis par le réseau d’éclairage.

La France n’est pas le seul pays sur les rangs de cette nouvelle technologie. Le Japon et les Etats-Unis sont également très avancés. Et le champ des  applications est immense. Le Li-Fi est donc un véritable pari industriel à relever.

Tous les détails dans l’article de Micro Hebdo n°750 (11-17 octobre)