En partenariat avec l’Université Clermont Auvergne, une agence web a développé un outil destiné à renforcer l’économie locale : l’atlas des synergies positives.

L’ Atlas des « synergies productives » propose une carte à l’échelle régionale décrivant tous les acteurs économiques, regroupés en fonction des liens commerciaux. Le but est notamment de faciliter la recherche d’industriels proposant des produits ou services en dehors des circuits logistiques habituels, mais aussi d’identifier d’autres fournisseurs potentiels capables, le cas échéant, d’adapter leurs outils de production pour fabriquer ces mêmes produits ou services.

À travers un système de recommandations, l’outil identifie les entreprises dont le « savoir-faire productif » est suffisamment proche. Les concepteurs illustrent cette proximité avec ce qui s’est passé durant le premier confinement : du gel hydro alcoolique avait en effet été fabriqué par des liquoristes et des masques par des usines de bonneterie.

Pour constituer la carte, l’outil prend en entrée et analyse des sources de données publiques, issues des bases Insee, Sirene, Rome, Pôle emploi et des douanes. Il se base également sur la modélisation du tissu productif issue des travaux de recherche de l’Université d’Harvard. Ces travaux analysent des échanges commerciaux et les traduisent en « savoir-faire productif » à l’échelle locale.

Atlas des Synergies Positives IA et activitésCe savoir-faire est basé sur la proximité de produits qui sont commercialisés ensemble. Par exemple des produits de type « viande bovine » et « farine » sont plus souvent co-exportés, que des produits de type « viande bovine » et « carte électronique ». L’intelligence artificielle est mise à contribution pour prédire ces proximités.

Outre une meilleure sécurisation des approvisionnements, les concepteurs mettent en avant les avantages liés à cette approche locale, en particulier pour le pilotage économique (bilan carbone, économie circulaire et souveraineté économique). L’approche présente des limites certaines.
Par exemple, le nombre d’entreprises spécialisées dans certains domaines est très limité et celles-ci sont parfaitement connues. Autre illustration, ce savoir-faire productif de proximité reste une notion théorique et ne peut certainement pas être mis en application à chaque fois. Reste un outil qui peut faciliter le pilotage de l’activité et a le mérite de la transparence.

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