Un supercalculateur IBM conçu pour des essais nucléaires vient d’être déclaré l’ordinateur le plus rapide du monde par le Top 500 des supercalculateurs, volant la vedette aux machines japonaises, une première depuis 2009.

Imaginez un ordinateur 400 000 fois plus puissant que le votre… Il s’appelle Sequoia, il est américain et c’est le plus fort du monde en calcul. L’ordinateur de la NNSA (National Nuclear Security Administration), l’agence de sûreté nucléaire américaine atteint 16,32 pétaflops (16,32 x 1015 sur logiciel de test Linpack), soit 16,32 millions de milliards d’opérations à virgule flottante par seconde grâce à ses 1 572 864 cœurs de processeurs Power BQC 16C à 1,60 GHz.

Fonctionnant sous Linux ce système BlueGene/Q d’IBM détrône pour la première fois depuis 2009 le supercalculateur japonais K de Fujitsu et ses 10,51 pétaflops avec 705 024 cœurs de processeurs SPARC64. Le premier supercalculateur français, contruit par Bull, se classe 9e avec 1,35 pétaflops.

Un PC actuel a la puissance d’un supercalculateur de 1987

Pour nous aider à appréhender la puissance de calcul de ces mastodontes, IBM explique que la puissance de Sequoia équivaut à « trois milliards de personnes faisant simultanément un million d’opérations par seconde sur une calculatrice ». Par comparaison, un PC actuel à base de Core i5 développe une puissance de calcul d’environ 40 gigaflops, soit une puissance comparable aux superordinateurs de 1987.

Pour information, une tablette comme l’iPad 2 a une puissance de 1,65 gigaflops, encore loin des performances d’un ordinateur. Quant à la prochaine barre, l’exaflops (1018 flops), elle devrait être franchie en 2019.