Selon un analyste d’IDC, Microsoft devrait écouler 3 millions de tablettes Surface cette année. Un défi majeur pour l’éditeur et ses partenaires constructeurs, face à un iPad plus dominateur que jamais.

En juillet dernier, Steve Ballmer dévoilait ses ambitions concernant le marché des tablettes : vendre quelques millions de Surface dans l’année à venir. Une ambition aujourd’hui précisée par IDC. Bob O’Donnell, analyste au sein de ce cabinet d’études, estime que Microsoft et ses partenaires devrait dépasser les 3 millions de tablettes écoulées d’ici la fin de l’année. Après l’échec de la Playbook de RIM et de la Touchpad de HP (écoulée à plus de 1 million d’exemplaires tout de même), l’objectif peut paraître ambitieux. Cela dit, si la part de marché d’Apple devrait passer de 58,2 % à 62,5 % en 2012, il se vendra plus de 107 millions de tablettes en 2012. Même sans remettre en cause la domination de l’iPad, un objectif de 3 millions de tablettes vendues reste très relatif et atteignable pour Microsoft, d’autant que tous les constructeurs de PC proposeront une ou plusieurs tablettes Windows RT et Windows 8 [Edit : et non pas Surface] à leur catalogue.

Le prix, clé du succès

L’épisode de la grande braderie des stocks de Touchpad l’a montré, le prix a une influence majeure sur les ventes d’une tablette. Pour l’heure, on ne connaît pas encore précisément les prix auxquels seront commercialisées les tablettes Windows. Les premières rumeurs ont fait état de tarifs dépassant les 1 000 dollars pour les modèles Windows RT, sur une plate-forme ARM pourtant censée être moins coûteuse à fabriquer. Depuis, Lenovo, l’un des cinq fabriquants qui produiront des tablettes ARM pour Surface, a livré quelques pistes : les modèles Windows 8 (donc sous Intel x86) seraient proposées entre 600 et 700 dollars, tandis que les modèles Windows RT devraient s’arracher entre 200 et 300 dollars.

Une tablette Windows, un clavier et Office, une combinaison idéale pour les entreprises ?

Si ces modèles d’entrée de gamme permettront à Microsoft de toucher le grand public, quel sera le succès des tablettes Surface en entreprise ? On sait que celui de l’iPad en milieu professionel est essentiellement dû au phénomène du BYOD (Bring Your Own Device). Microsoft espère qu’avec ses tablettes, les directions informatiques reprendront les rênes de leur informatique et standardiseront leurs parcs sur Windows 8. L’arme fatale de Surface auprès des entreprises pourrait bien être… Microsoft Office. Selon une étude publiée par Forbes, 20 % des utilisateurs rechigneraient à s’acheter un iPad car Microsoft Office n’y est pas disponible. Voilà qui pourrait favoriser Surface, en attendant les versions iOS et Android de Microsoft Office, en cours de développement, et qui pourraient être disponible à partir de novembre.