La Fondation Linux passe à l’offensive sur le calcul haute performance (HPC), en annonçant le lancement de l’OpenHPC Collaborative Project. Sa finalité est de créer un framework open source dédié au calcul haute performance, à l’image d’OpenStack pour le cloud. Un pari ambitieux et pertinent, alors que les besoins en simulation se font de plus en plus importants à mesure que les données se multiplient.

Le projet est d’autant plus d’actualité que, d’ores et déjà, 97 % des supercalculateurs les plus puissants dans le monde (recensés par le classement Top 500 de novembre 2015), tournent sous Linux. Des constructeurs tels que Cray, Dell, Fujitsu, Hewlett Packard Enterprise, Intel et Lenovo ont déjà rejoint le projet OpenHPC.

Cette initiative fait écho au projet Open HPC, porté en France depuis 2010 par ESI Group et Digiteo Scilab notamment, et qui vise à créer une plateforme open source interopérable et accessible.

Besoin d’unifier une communauté

Comme l’explique la Fondation Linux dans un communiqué, elle va chercher à créer une « brique logicielle comprenant des composants HPC, des outils et des interconnexions ». Principal défi en face d’elle : fédérer une communauté unifiée afin d’assurer sa gouvernance. Fabricants, universités, éditeurs, entre autres, devront porter OpenHPC.

Pour l’instant, au-delà des fabricants, le projet réunit des acteurs tels que l’Argonne National Laboratory, le Supercomputing Center de Barcelone, le Center for Research in Extreme Scale Technologies de l’Université de l’Indiana ou le Lawrence Berkeley National Laboratory. La prochaine étape sera de créer un environnement stable pour tester les logiciels HPC libres, pouvant accueillir des applications variées.