C’est l’histoire d’un client a priori honnête et sérieux qui veut simplement mettre à jour ses versions d’antivirus Kaspersky. Confronté à quelques soucis de mises à jour, il prend contact avec l’éditeur. Celui-ci le toise et ne lui apportera pas de solution. Aujourd’hui, ce client mécontent raconte.

C’est l’histoire d’un caneton, comme on dit au « Canard Enchaîné »… Un caneton qui dirige une petite entreprise dans le sud-ouest de la France et qui consciencieusement, depuis des années, équipe ses machines d’un antivirus Kaspersky. Guère convaincu de l’efficacité de l’outil, il n’en installe pas moins chaque année une nouvelle version, qu’il règle rubis sur l’ « ongle de son clavier », espérant que peut-être, avec un peu de chance, il sera capable de détecter quelques malware parmi les plus connus. Fan du truculent Eugène Kaspersky et de sa ravissante épouse, il ne fait pas partie de ceux qui pensent que le bel Eugène exploite un fromage et que cela durera tant que les gens continueront à y croire. Aujourd’hui, il est déçu et il explique pourquoi.

Une installation qui démarre bien

Ayant acheté la version 2013 de l’antivirus éponyme, il l’installe derechef sur différentes machines : XP et Vista (personne n’est parfait). L’installation se passe apparemment bien et la ligne idoine apparaît dans la liste des programmes installés. Il lui semble bien qu’il y a un petit souci dans la mesure où l’icône salvatrice apparaît en grisé, au milieu de ses congénères, mais il met cela sur le compte d’un redémarrage qu’il n’a pas fait, car personne ne le lui a demandé. Le lendemain, redémarrant cette fois son PC, il constate que son anti-virus n’est pas actif et que, bien qu’installé (à moins que ce ne soit un leurre antichar), son antivirus hurle qu’il en est toujours à la version 2012 avec une base de signatures dont il n’ose même pas décrire l’état, tant elle est dépassée. Le caneton se dit qu’Eugène va le sortir de là et qu’il suffit, au moins dans un premier temps, d’appeler ses services. L’éditeur dans sa grande magnanimité lui proposant un numéro d’appel en 0800 (pas donné !!!), il s’empresse de le composer, se disant que plus tôt l’affaire sera réglée, plus tôt il retrouvera sa sérénité.

Après trois tentatives infructueuses, passées à attendre patiemment pendant vingt minutes que quelqu’un veuille bien lui répondre, il imagine qu’il y a peut être un autre numéro plus direct qui lui donnera accès aux services techniques. Ce qu’il trouve en effet sur Internet, comme quoi il n’y a pas que des sites pornographiques sur le réseau. Il compose donc le numéro en question et attend de nouveau 20 minutes sans que rien ne se passe. Convaincu qu’il n’a pas dû bien taper sur les touches, il recompose le numéro et de nouveau fait l’expérience d’une attente solitaire, qui cette fois le met de mauvaise humeur.En fait, toutes ses tentatives échouent.

Il dispose pourtant d’un téléphone moderne, connecté à France Télécom, ce qui est un gage de sérieux, qui sonne quand on l’appelle, mais qui n’a pas trouvé de parade quand le sonné (c’est comme ça que l’on dit en Belgique) refuse de répondre. Est-il condamné à vivre sans anti-virus ? Que nenni, il reste Internet et l’envoi d’un message aux services techniques Kaspersky. Le caneton se fend alors d’une explication claire et attend au pied de la machine, qu’une éventuelle réponse lui parvienne. Ce qui se produit le lendemain. Sauf que la réponse ne correspond pas du tout à ce qu’il attendait et qu’il s’agit manifestement d’un message standard. Comme chez les garagistes où quand vous amenez votre voiture pour un problème de pneu dégonflé,’ on vous propose de changer le joint de culasse, car tout est toujours de la faute du joint de culasse. Le caneton est dans l’impasse totale.

Eugene Kaspersky 2007
Auteur : Kl ingo