14 Pays associés à l’Union européenne s’unissent pour donner un nouvel élan et un cadre fondé sur les droits de l’homme à la recherche en intelligence artificielle. Une collaboration internationale qui pourrait mener à des IA plus inclusives et sensibles à la diversité, autrement moins handicapées des biais humains qui en affectent l’efficacité.

Comment exploiter le plein potentiel de l’IA et en faire bénéficier l’ensemble des citoyens tout en respectant à la fois les valeurs démocratiques et la primauté de l’humain ? Certainement pas en travaillant chacun dans son coin !

Le Canada, la France, l’Allemagne, l’Australie, la République de Corée, les États-Unis d’Amérique, l’Italie, l’Inde, le Japon, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni, Singapour et la Slovénie s’unissent sous le regard bienveillant de l’Union européenne pour créer le Partenariat Mondial sur l’Intelligence Artificielle.

Ce PMIA est une initiative internationale menée par ses 15 membres fondateurs visant à guider un développement responsable pour une intelligence artificielle fondée sur les droits de l’Homme, sur l’inclusion, sur la diversité, et à même de favoriser l’innovation et la croissance économique.

Les membres du PMIA s’engagent ainsi à soutenir des activités de recherche de pointe ainsi que des activités de mise en application concrète liées aux priorités en matière d’IA.

Le PMIA compte rassembler des experts issus de l’industrie, de la société civile, des gouvernements et du milieu universitaire au sein de Groupes de travail axés sur quatre thèmes :

1) l’utilisation responsable de l’IA;

2) la gouvernance des données;

3) l’avenir du travail;

4) l’innovation et la commercialisation.

Le PMIA sera appuyé par un secrétariat, hébergé par l’OCDE à Paris, ainsi que par deux Centres d’expertise, l’un à Montréal, l’autre à Paris. Ces centres d’expertise fourniront un soutien administratif et un soutien logistique à la recherche. Le Centre d’expertise de Paris sera fourni par l’INRIA (Institut national de recherche en informatique et en automatique).

À court terme, les experts participants vont se pencher sur l’apport possible de l’IA comme moyen de répondre à la pandémie de COVID-19 et de la surmonter.