Ce processeur ne possède que 178 transistors (à comparer aux 6 milliards de celui de la PlayStation 4 de Sony). Mais il préfigure le futur : il est constitué de transistors en nanotubes de carbone (CNT, Carbon nanotune), à la place du silicium. Les CNT sont considérés comme le futur de l’électronique depuis quelques années – ils sont minuscules et consomment peu d’énergie -, mais sont difficiles à dompter. Ils ne s’alignent pas facilement, et leur propriété électrique est aléatoire. Certains sont semi-conducteurs, d’autres métalliques. Les chercheurs de Stanford qui ont mis au point ce processeur ont résolu ces problèmes en créant un processeur fonctionnant même si l’alignement n’est pas parfait et en brulant les nanotubes conducteurs à l’aide d’une décharge électrique. Le processeur est capable de réaliser des opérations simples de tri et de comptage.