Devant un parterre de quelque 25 000 personnes réunies à l’occasion de la conférence Sapphire à Orlando, Bill McDermott, désormais unique CEO de SAP, a fait l’éloge de la simplicité. Pour ses clients comme pour l’éditeur lui-même. Un discours initié alors qu’il partageait les commandes de SAP avec Jim Hagemann Snabe et qui fait peu à peu son chemin.

Un premier pas vers la simplicité
Première concrétisation, l’annonce de SAP Simple Finance, version totalement « Hana-isée » du module Finance de SAP, c’est-à-dire redéveloppée pour exploiter sa base de données Hana, à la fois pour les traitements transactionnels et pour le décisionnel – ceci incluant les analyses prévisionnelles et les simulations. L’application est par ailleurs conçue pour être exécutée exclusivement en mode managé, sur le cloud Hana Enterprise de SAP, avec un modèle tarifaire de type souscription. SAP Simple Finance sera prochainement décliné de manière verticale sur chacune des 25 industries que SAP adresse de manière spécifique. D’autres modules de la Business Suite de l’éditeur seront ensuite déclinés sur le même modèle « Simple ».
SAP Simple Finance dispose de connecteurs pour s’interfacer avec le business network maison, Ariba Network. La migration vers cette nouvelle version ne nécessite, selon SAP, que le transfert du « landscape » correspondant dans le cloud Hana Enterprise.
Cerise sur le gâteau, Simple Finance peut bénéficier du nouveau système d’interface utilisateur Fiori, dont la gratuité vient d’être annoncée en même temps que celle de Screen Personas (personnalisation des écrans).

L’essor du SAP Store
Les entreprises qui ont déjà payé pour ces fonctionnalités se verront offrir un avoir sur de futurs achats. Par exemple dans la « boutique SAP », le SAP store, dont le rayon « Hana Marketplace » croît à grande vitesse. Ce dernier accueille notamment des produits conçus par les partenaires de son programme Startup Focus, après validation par SAP. Sur les 1500 startup en faisant partie, 117 ont déjà des produits finalisés tournant sur Hana, parmi lesquels 30 ont été acceptés sur la place de marché.
Si, de plus en plus, SAP semble calquer une partie de sa stratégie sur celle d’Apple – qui exploite l’ERP de l’Allemand notamment pour ses opérations de logistique -, l’éditeur a toutefois encore du pain sur la planche avant d’afficher une gamme de produits aussi simple et fluide que celle du constructeur.