Axa fait entrer de plain-pied les objets connectés dans la vie quotidienne de certains de ses clients. L’assureur vient en effet de mettre en place un concours pour récompenser les plus mobiles d’entre eux, dont l’activité sera quantifiée par un bracelet Withings Pulse 02.

Plus précisément, Axa offrira aux 1 000 premiers souscripteurs de sa complémentaire santé Modulango ce bracelet connecté, qui devra être relié à leur smartphone ou à leur tablette. Il comptera combien de temps dort l’assuré, s’il monte des escaliers, marche beaucoup, brûle des calories d’une façon ou d’une autre… Les plus actifs se verront remettre un ou plusieurs chèques-cadeaux de 50 € pour des soins de médecine douce, ainsi que des réductions sur des produits Withing. Il leur faudra pour cela marcher plus de 7 000 ou 10 000 pas par jour.

Des questionnements inévitables

« L’assurance maladie comme les assurances complémentaires ont intérêt à encourager les assurés à s’équiper, en offrant ou en subventionnant l’achat de telles solutions. Cela permet d’encourager les comportements vertueux », avance Cédric Hutchings, directeur général de Withings.

Reste que c’est la première fois qu’un assureur collectera directement des données par le biais d’un objet connecté, posant d’ores et déjà un certain nombre de questions. La première concerne la confidentialité des données.

Plus globalement, cette irruption très concrète des objets connectés dans les relations entre le grand public et les entreprises devrait susciter d’autres interrogations majeures dans les mois à venir, lesquelles pourraient pousser le législateur à réfléchir à l’opportunité d’un encadrement repensé.