La société de services a dévoilé hier Infrastructure On Command. Cette offre permet à une entreprise de disposer d’un environnement informatique en moins de trente minutes

Steria entre à son tour dans le grand bain des services dits « cloud ». La société de services a annoncé hier le lancement d’une offre baptisée Infrastructure On Command. Cette dernière permet aux entreprises clientes de Steria de disposer d’un environnement informatique complet en moins de trente minutes, selon la SSII. Au travers d’un portail web, elles peuvent opter, au sein d’un catalogue de services, pour la mise à disposition d’une simple machine virtuelle ou d’environnements plus complexes comprenant des logiciels d’infrastructure.

Infrastructure on Command s’adresse à la fois aux entreprises qui ont des besoins ponctuels en ressources machines pour exécuter des tests et développer des applications, mais aussi à celles qui souhaitent disposer d’un environnement de production complémentaire. Selon François Enaud, gérant exécutif du groupe Steria, les premiers clients intéressés devraient se trouver parmi les opérateurs qui développent sans cesse de nouveaux services, ou les sociétés de grande distribution confrontées à une saisonnalité de leur activité.

Le service, qui sera disponible au mois de juin prochain, s’appuie notamment sur l’architecture UCS (Unified Computer System) de Cisco. Rappelons qu’UCS est une armoire informatique intégrant des commutateurs SAN-LAN unifiés, des serveurs lames X86 et une couche de virtualisation. Cette plate-forme, annoncée il y a un an par Cisco, doit lui permettre de forcer la porte du centre de données. Steria est d’ailleurs le premier gros intégrateur en France à s’équiper de la technologie de l’équipementier réseau.

Un service qui s’appuie sur un framework maison

Infrastructure On Command, service entièrement automatisé, repose également sur Stars (Steria Advanced Remote Services), une couche d’administration et de déploiement développée depuis quelques années par la SSII et déployée dans ses différents centres de services. Un framework maison bâti à partir des technologies HP (HP Service Manager et HP Operations Center) et BMC Bladelogic. Les entreprises seront facturées selon un prix de base pour accéder au service et à la consommation réelle de ressources : un système d’unités d’œuvre prend en compte la consommation CPU, le type de stockage, et les SLA.

Atos Origin et Capgemini, deux concurrents directs de la SSII, ont également annoncé des offres cloud en début d’année. Orange Business Services propose le service Flexible Computing, une offre d’hébergement de machines virtuelles. Côté  Saas, l’opérateur dispose de services collaboratifs, de téléphonie sur IP hébergée en mode Centrex ou de messagerie hébergée (Exchange). Orange revend également Microsoft Online Services. Mais sa principale ambition est de monter un « Saas Store », un catalogue d’applications en ligne. L’opérateur qui négocie avec des éditeurs tiers prévoit son ouverture entre fin 2010 et début 2011.