Frédéric Pierresteguy
DG France Europe du Sud de Landesk

En quelques années, l’avènement de l’informatique mobile a profondément modifié le visage des parcs informatiques professionnels, tout autant que les habitudes de consommation de l’IT dans les entreprises. Jusqu’à peu, à un utilisateur (parfois plusieurs) correspondait un seul et unique poste informatique. Désormais, comme dans la sphère privée, les périphériques professionnels se multiplient : poste fixe, ordinateur portable, tablette, smartphone… Selon une étude iPass de mars 2013, les utilisateurs possèdent aujourd’hui en moyenne près de 3 terminaux différents. Sans compter que cette nouvelle génération d’utilisateurs technophiles, hyperconnectés et multiterminaux est aussi beaucoup plus agile que ses prédécesseurs : les carrières linéaires dans une seule et même structure ont aujourd’hui laissé place à des salariés ultra-mobiles, qui n’hésitent pas à changer d’entreprise pour faire avancer leur carrière plus rapidement. Des coûts directs pour l’entreprise à tous les niveaux : recrutement, formation des nouveaux, mais également IT. En effet, à l’arrivée comme au départ d’un collaborateur, la DSI est fortement impliquée avec la création de ses différents accès via l’annuaire, la configuration de ses différents terminaux, etc.

Ces mouvements réguliers et l’inflation galopante du nombre de terminaux par utilisateur complexifient ainsi fortement l’approche « classique » de la gestion de parc IT, c’est-à-dire manuelle et avec une licence par appareil. À l’opposé, et selon une étude menée par IDC en 2011, l’automatisation et l’optimisation de la gestion des processus IT quels qu’ils soient (installation et configuration d’un poste, helpdesk, inventaires, etc.), offre à la DSI – et donc à l’entreprise – des possibilités d’économies considérables : jusqu’à 250 euros par an et par utilisateur, selon le cabinet d’étude.

 

Optimiser les coûts d’exploitation it par une approche orientée utilisateur
La gestion dite « orientée utilisateur », en ciblant les utilisateurs plutôt que les périphériques, simplifie la gestion du parc informatique de l’entreprise et en réduit les coûts. D’abord grâce à un système de licence par utilisateur plutôt que par périphérique, qui permet d’anticiper les coûts de mise en oeuvre et d’éviter qu’ils n’augmentent avec l’évolution, le changement et la multiplication des périphériques utilisés. Car à raison de 2 à 3 terminaux par utilisateur, une entreprise de taille moyenne avec 700 salariés par exemple, peut se retrouver à supporter les coûts d’un parc IT de 1 500 à 2 000 postes.

Ensuite, par l’optimisation de la gestion des licences logicielles qui, en donnant à l’entreprise une meilleure visibilité de son parc logiciel, lui permet d’une part de mieux maîtriser ses dépenses et d’autre part de se prémunir contre tout risque d’amende pour non-conformité en cas d’audit. Enfin, la sécurisation des données sur l’ensemble des périphériques, quels que soient leur nombre et leur disparité, garantit la protection et l’intégrité des informations sensibles de l’entreprise.

Par ailleurs, réduire les coûts de gestion d’un parc IT, c’est aussi prendre en compte sa consommation énergétique. En installant une solution de gestion d’énergie, on peut ainsi diviser par deux la consommation quotidienne d’électricité, selon le secteur d’activité de l’entreprise et le type de machines utilisées. L’intérêt d’une telle solution réside dans sa capacité à mettre en oeuvre des règles personnalisées, applicables soit à l’ensemble du parc, soit sur des lots bien spécifiques, en fonction des particularités du réseau, des contraintes inhérentes au secteur d’activité et à chacun des services.

La gestion par utilisateur favorise également la productivité de la DSI, pour laquelle il est plus simple et plus rapide de gérer un utilisateur dans son ensemble, que chacun de ses périphériques individuellement. Les collaborateurs, eux, y gagnent un accès à l’ensemble des applications et services dont ils ont besoin, quels que soient les terminaux qu’ils utilisent.