Newtech
Explorer le potentiel du métavers
Par La rédaction, publié le 16 septembre 2022
Axa, Bouygues ou encore Carrefour en témoignent dans les pages qui suivent : le métavers est déjà une réalité pour certains. À petite échelle, toutefois, et en mode exploration. Certains secteurs sont plus propices à l’éclosion de métavers, susceptibles de tirer parti d’un marché que McKinsey évalue à 5 000 Md$ en 2030. De manière transverse, les activités de collaboration sont les premières à revendiquer l’intérêt de passer à ses technologies immersives. Pour autant, de premiers cas conséquents avaient déjà été réalisés dans les secteurs de l’automobile ou du bâtiment, par exemple en matière de jumeaux numériques à des fins de simulation, de gestion ou encore de vente avec visite virtuelle. Toutes ces initiatives dispersées peuvent-elles fusionner dans un métavers unique ? Il faudrait déjà que les fournisseurs de technologies se rejoignent sur un minimum de normes et standards, au niveau des environnements comme des équipements et de notre représentation par le biais d’avatars. Pour éviter des métavers solitaires, en quelque sorte.
Dossier réalisé par XAVIER BISEUL, THIERRY LÉVY-ABÉGNOLI et STÉPHANE MORACCHINI

1. Des modèles économiques bien réels
Entre la vente d’objets virtuels et la généralisation des jumeaux numériques, le métavers fait déjà émerger de nombreux cas d’usage dans les secteurs de la distribution, de l’industrie ou du médical. Tour d’horizon des opportunités générées par les univers immersifs.
2. Une nouvelle corde à l’arc de la collaboration
Le métavers s’invite dans le paysage des outils collaboratifs. Grâce à l’immersion permise par la réalité virtuelle ou mixte, il promet de retrouver à distance la qualité d’interaction d’une réunion physique. Une expérience qui doit cependant encore progresser, pour devenir plus réaliste, plus naturelle.
3. Quelle interface pour s’immerger dans le métavers ?
Casques de réalité virtuelle, lunettes de réalité augmentée, capteurs en tous genres et même combinaisons haptiques : la panoplie de périphériques permettant une immersion dans le métavers existe déjà. Mais ils restent imparfaits et les écrans traditionnels feront une forte résistance.
4. Des outils de développement issus du monde des jeux et de la 3D
Le mode créatif des métavers publics permet de créer des « mondes », avec toutefois des possibilités très encadrées. Pour bénéficier d’une liberté presque infinie, on préfèrera des outils de création et des moteurs de rendus qui viennent essentiellement du monde du jeu 3D.
5. Des infrastructures pas encore prêtes
L’avènement d’un métavers planétaire, photoréaliste et ciblant des milliards d’utilisateurs imposera le déploiement de gigantesques infrastructures. Le choix des architectures applicatives, systèmes et réseaux lèvera certains obstacles, mais le chantier reste titanesque.
6. La quête ‒ impossible ? ‒ d’un métavers unique
Le métavers devrait par définition être unique. Mais en l’absence de véritable standardisation, on se dirige probablement vers un métavers multiple et hétérogène, au mieux fédéré par quelques formats et passerelles.
