Le cabinet EY vient de publier l’édition 2014 de son rapport dédié aux tendances de consommation à travers le monde. L’enquête menée auprès de 30 000 personnes dans 34 pays révèle notamment que 62 % d’entre elles se considèrent comme des « consommateurs digitaux » qui utilisent les nouvelles technologies non seulement pour recueillir des informations, mais aussi pour effectuer ponctuellement des achats.
Sans surprise, ces nouvelles tendances de consommation sont de plus en plus présentes, relève EY, qui précise que les 15-29 ans en sont les principaux adeptes. Toutes les tranches d’âge sont néanmoins concernées par cette augmentation et, à l’exception de l’achat de véhicules, toutes les catégories de biens sont touchées par cette tendance.

La Chine et l’Inde plus « digital friendly » que les marchés traditionnels
Sur ces 62 % de « consommateurs digitaux », environ deux tiers restent néanmoins adeptes de l’achat en magasin, même s’ils reconnaissent utiliser le web pour diriger leur choix. De façon générale, les consommateurs sont de plus en plus enclins à multiplier les recherches Web avant d’acquérir un bien, rapporte le document.
Sur les achats en ligne, le développement des marchés émergents que sont la Chine et l’Inde gonfle les statistiques par rapport à 2012, date de la dernière enquête. Ces deux pays, avec respectivement 75 % et 70 % d’utilisateurs qui achètent via Internet, occupent la tête du classement. Sur des marchés qu’EY présente comme plus « matures », ces statistiques sont moins élevées. Elles tombent par exemple à 52 % en France et à 50 % aux États-Unis.

Social medias et avis d’utilisateurs sont devenus prépondérants
Le social media est également omniprésent dans la vie des internautes. L’enquête montre que de plus en plus de gens estiment que ces moyens de communication sont adaptés pour manifester leur mécontentement suite à l’achat d’un produit. Sur l’échelle utilisée par EY, qui s’étend de 1 (inutile) à 10 (utile), le rapport estime que la réponse moyenne des personnes interrogées se situe à 6, contre 5,7 en 2012.
Parallèlement, le nombre de personnes qui estiment qu’il s’agit d’une perte de temps totale a également augmenté, passant d’une valeur référence de 4,9 à 5,4 sur la même échelle. 
Les recommandations d’utilisateurs restent, sans surprise, l’un des principaux facteurs de déclenchement d’achat. Le document rapporte que 90 % des personnes interrogées font confiance à ces données. Un chiffre d’autant plus important que ce taux de confiance chute à seulement 14 % dans le cas de la publicité traditionnelle.