L’éditeur de solutions de sécurité Kaspersky Lab a dévoilé sa stratégie services pour 2014. Basée sur son offre cloud KSN (Kaspersky Security Network), elle consiste, comme le fait déjà Trend Micro, à mettre à la disposition de ses clients une palette de services jusqu’ici réservés aux usages internes des chercheurs du laboratoire.

Afin de mieux anticiper les cyber-menaces, ces services payants livrent des données mises à jour chaque heure sur des thèmes aussi divers que les nouvelles APT (attaques ciblés), le niveau de e-réputation d’une marque, des bulletins de reporting sur les cyber-menaces et cyber-incidents récents, des rappels sur les derniers faits en matière de cyber-espionnage…

L’éditeur russe cherche également a développer l’expertise interne de ses chercheurs vers les entreprises (clientes ou pas) via des modules de formation en cyber-sécurité. Les titres de ces stages, de 2 à 5 jours, réservés à des profils qualifiés, parlent d’eux-mêmes : « comprendre les cyber-menaces »; « se former au cyber-forensic »; « s’adapter aux cyber-menaces en environnement financier »; « tout savoir sur les APT »; « réaliser des analyses de malwares et du reverse engineering ».

Kaspersky Lab qui fête cette année ses 10 ans de présence en France, rappelle qu’un tiers de ses effectifs travaille en R&D sur une technologie entièrement développée en interne. Cette approche garantit, selon Tanguy de Coatpont, DG France, une meilleure intégration et des performances optimisées.

Par ailleurs l’éditeur décide de mettre l’accent cette année sur les cyber-menaces qui pèsent sur l’e-réputation des entreprises. Selon IDC France, qui reprend un chiffre tiré d’une étude de Ponemon, le coût d’une cyber-attaque s’élève en moyenne à 5,5 millions de dollars pour une entreprise américaine. Un chiffre qui ne signifie pas grand chose tant les cyber-attaques, lorsqu’elles sont détectées, sont variées. Les attaques ciblées (APT) constituent aujourd’hui une menace réelle, comme le souligne Nicolas Brulez, chercheur chez Kaspersky Lab, notamment celles qui touchent le milieu bancaire. « Les chevaux de Troie dédiés aux environnements financiers affichent une croissance inquiétante », constate le chercheur. Pour ls RSSI, selon IDC, ce sont les pertes liées à la propriété intellectuelle qui arrivent en tête de leurs préoccupations.