L’Arcep n’est pas favorable au rachat de Bouygues Telecom par Orange. Son président, Sébastien Soriano, l’a rappelé mercredi 3 février durant son audition devant la Commission des affaires économiques du Sénat. Le patron du gendarme des Télécoms estime que ce passage de 4 à 3 opérateurs serait un « retour en arrière » néfaste pour la concurrence, donc pour les consommateurs.

L’Arcep a prévenu qu’en cas d’un trop grand nombre de fréquences accumulées par un opérateur, elle n’exclut pas le retour de certaines d’entre elles dans le giron de l’État. Une manière de dissuader, dans les faits, Orange de racheter Bouygues Telecom, ce qu’elle ne peut pas empêcher. L’Arcep a notamment insisté sur l’importance de la concurrence sur certains marchés, en particulier sur celui des entreprises, qui pèse 10 Md€ et qui est, pour l’instant, presque chasse gardée d’Orange et de Numericable-SFR.