L’initiative Quantum Flagship de la Commission Européenne monte en puissance. Deux nouveaux projets sélectionnés bénéficieront des avancées d’Atos en matière d’informatique quantique.

Souvent oublié face aux prétentions des géants que sont Google, IBM et Microsoft et face aux très médiatiques startups telles que D-Wave et Rigetti, Atos n’en demeure pas moins un acteur très actif de l’informatique quantique. Depuis 2017, l’entreprise propose un simulateur quantique (à base de CPU Intel), la « Atos Quantum Learning Machine », qui a notamment été adopté par le CEA, le département de recherche en cybersécurité de l’université de Hagenberg, ou encore le département de l’énergie d’Oak Ridge. On doit aussi à Atos le langage aQasm et de nombreux algorithmes et développements quantiques.

La Commission Européenne a sélectionné deux nouveaux projets Atos dans le cadre de son initiative « Quantum Flagship » dotée d’un budget de 1 milliard et destinée à financer une vingtaine de projets permettant d’assoir les compétences européennes en matière d’informatique quantique.

Le projet AQTION vise à réaliser d’ici 2021 un ordinateur quantique à ions piégés déployant 50 qubits logiques réels. Le projet est supervisé par l’Université d’Innsbruck.

Le projet PASQuan S dirigé par l’institut Max Planck à Munich vise à créer de nouveaux simulateurs d’ordinateurs quantiques à 500 atomes neutres beaucoup plus puissants que les simulateurs quantiques actuels.