Les prestataires de proximité essaient de convaincre leurs clients qu’un cloud privé vaut mieux que le cloud public. Même si c’est beaucoup plus cher.

Et si le cloud privé n’était qu’une solution éphémère ? Tandis qu’Amazon et Microsoft peinent à évangéliser les vertus de leurs clouds publics auprès d’entreprises encore profanes, et en attendant que les deux grands services Numergy et Cloudwatt voulus par le gouvernement soient disponibles, les intégrateurs d’hier occupent le terrain du cloud. Comme MTI, qui installe des serveurs dans les entreprises françaises, anglaises et allemandes, ils sont nombreux à avoir étendu leur catalogue avec des serveurs virtuels qui s’exécutent en ligne.

Les intégrateurs sont pour la plupart des PME, mais leurs clouds ont les mêmes fonctions que ceux des acteurs internationaux. Il n’y a plus de matériels à acheter, à alimenter, à refroidir, à réparer. Le client loue des serveurs virtuels à un prix cassé, les utilise au travers d’une connexion internet et ces serveurs se multiplient tout seuls lorsqu’il y a un pic d’activité commerciale à traiter.

Keith Clark, le PDG de MTI.