Le leader français des transports vient de remplacer son infrastructure SAN obsolète par des solutions Nutanix. Une migration qui lui a permis d’économiser trois jours d’administration par semaine.

Fondé en 1953, Malherbe figure parmi les leaders français du transport de marchandises avec plus de 2000 collaborateurs et un chiffre d’affaires en 2018 de 315 millions d’euros. Depuis plus de 60 ans, le Groupe n’a cessé de se développer tout en conservant une politique clairement arrêtée sur certains points comme l’ambition de tout réaliser en interne. « Notre direction ne souhaite pas dépendre de prestataires. Parallèlement, notre fonctionnement repose uniquement sur du CAPEX afin de diminuer au maximum les coûts de structure. Autrement dit aucun OPEX », explique Aloïs Trochard, responsable infrastructure systèmes et réseaux de Malherbe. Alors forcément quand Malherbe revoit son infrastructure de stockage, la question du cloud ne se pose même pas, pas plus que la possibilité de faire appel à un prestataire externe pour réaliser le projet.

« Nous n’avions pas de redondance sur la partie SAN de notre système d’information et nos machines arrivaient en fin de vie, se rappelle Aloïs Trochard. Nous avons donc profité de cette problématique pour revoir notre infrastructure, mettre en place un PRA et adopter une solution matérielle qui nous permettrait de libérer du temps d’administration ». Malherbe envisage alors deux approches : une solution de type legacy avec ses trois tiers classiques (SAN, switching et hyperviseur) ou le tout intégré de l’hyperconvergence. Le Groupe démarche cinq prestataires en présentant ses deux scénarios et finit par choisir l’offre de Nutanix. « Nous avions retenu en short-list VxRail de Dell/VMware et Nutanix, précise Aloïs Trochard. Les deux répondaient parfaitement à nos critères fonctionnels et à la simplicité d’administration attendue. Finalement, le choix s’est fait sur la solution la plus rationnelle économiquement ».

Dans un premier temps, Malherbe a remplacé son infrastructure existante pour ne plus être en risque sur la partie data en conservant son hyperviseur VMWare. Dans un second temps, elle a mis en place un PRA sur un second cluster et profite de l’opportunité pour basculer ses deux infrastructures vers l’hyperviseur de Nutanix (AHV). « Être en full système Nutanix permet de simplifier l’administration, souligne le responsable infrastructure systèmes et réseaux. Le reporting est aussi plus avancé. De plus, garder l’hyperviseur de VMWare supposait de converser un coût de maintenance non négligeable d’environ 9500 € par an qu’on pouvait simplement éliminer en basculant sur AHV ».

L’infrastructure repose sur deux châssis contenant chacun deux nœuds, soit au total 4 NX-8000 en version hybride (stockage Flash et disques mécaniques), 4 To de RAM et 300 Cores de calcul. Elle héberge 200 VM, soit l’équivalent de 35 To en espace utilisé. La migration a nécessité environ trois semaines au total. Elle a été intégralement réalisée avec les ressources internes de l’entreprise, soit une équipe de six personnes. « Sur la première partie du projet, les VM pouvaient être migrées sans arrêt de production puisque nous ne changions pas d’hyperviseur. La seconde partie, en revanche, supposait un redémarrage des machines pour passer à AHV. Mais ce sont finalement les seules ruptures de services que nous avons dû planifier », note Aloïs Trochard.

A l’exception de 2 VM qui ont refusé de migrer correctement pour des raisons liées à leur obsolescence technique, Malherbe n’a rencontré aucun problème depuis la mise en production de sa nouvelle infrastructure data il y a cinq mois. « Nous sommes très satisfaits de la solution Nutanix, d’autant que la migration a été complètement transparente pour nos utilisateurs. Aujourd’hui, nous disposons d’un véritable PRA avec des bénéfices quantifiables en simplicité d’usage au quotidien. Globalement, le déploiement des solutions Nutanix, et l’adoption de l’hyperconvergence plus particulièrement, nous font économiser trois jours d’administration par semaine. Comme nous n’avions pas de suppression de poste en tête, ces gains se concrétisent par du temps libéré pour traiter d’autres sujets et apporter de la valeur ajoutée à l’entreprise », conclut le responsable infrastructure systèmes et réseaux de Malherbe.