Nouveau rebondissement dans l’affaire qui oppose AWS au département de la défense américain dans l’attribution à Microsoft du contrat de JEDI de modernisation des infrastructures informatiques des armées US.

L’Inspecteur Général du DoD vient de remettre aux autorités un rapport de 313 pages réclamé par les juges en charge de l’affaire et destiné à apporter des réponses concrètes sur les 256 « anomalies » relevées par AWS. Le cloud d’Amazon accuse Donald Trump d’ingérence dans l’attribution de ce contrat public.

Ce rapport est le fruit de l’examen de 31,2 Go d’emails et de 1 Go de documents relatifs ainsi que de l’audition de dizaines de responsables du projet, de juges, d’officiels en charge de l’éthique, et autres hauts responsables.

Le rapport conclut que « sur la base de nos entretiens avec les responsables concernés du DoD et de l’examen des informations sur les études de marché, il apparaît que le DDS a mené des études de marché conformément à la Loi et aux standards d’acquisition en vigueur et que la décision du DoD découle directement de l’étude des propositions et des données des études de marché…
Nous croyons que les preuves que nous avons reçues démontrent que le personnel du DoD qui a évalué les propositions et fait la sélection accordant à Microsoft le contrat JEDI Cloud n’ont pas subi de pression des dirigeants du DoD plus haut placés qui auraient pu communiquer avec la Maison Blanche 
».

Nos confrères d’Informatiquenews.fr reviennent en détails sur la saga de l’attribution du contrat JEDI et sur le contenu de ce rapport qui, entre autres, dévoile une gaffe des employés du département de la défense qui ont transféré par erreur à AWS des documents Microsoft confidentiels que la firme de Jeff Bezos aurait par ailleurs – et en toute illégalité si cela s’avérait vrai – pour bâtir son argumentaire de contre-attaque : Le feuilleton « JEDI » se poursuit même en pleine pandémie…