BlackBerry s’accroche. Le canadien, toujours sur la corde raide, lance le Passport, dernier-né des appareils de sa gamme et qui doit lui permettre de revenir dans la course.

Ce smartphone joue à cartes égales avec ses rivaux  du point de vue que des caractéristiques techniques. Il est doté d’un écran de 4,5 pouces mais qui  présente toutefois un format orginal : il est carré.

Il est équipé du dernier système d’exploitation BlackBerry 10.3 et de la nouvelle application Blend permettant de synchroniser facilement le contenu de son smartphone avec son ordinateur ou sa tablette.

Un mobile destiné aux entreprises

Reste à savoir s’il pourra permettre à BlackBerry de revenir sur le devant de la scène. En attendant, le groupe semble opter pour les mêmes idées que celles qui l’ont amené vers les sommets, avant de l’en faire redescendre. Et ce malgré l’arrivée de son nouveau directeur, John Chen, en novembre dernier. Un exemple : le monde de l’entreprise reste le cœur de sa cible et non les utilisateurs, pourtant devenus décideurs.

Il semble donc difficile pour BlackBerry de rompre avec les habitudes. En témoigne la présence de l’indéfectible clavier physique auquel s’attache le constructeur. C’est sur lui que repose une bonne partie de l’image de la marque. Mais même s’il se targue d’avoir produit un clavier physique quatre fois plus réactif sur le Passport que sur les modèles précédents, celui-ci saura-t-il convaincre les utilisateurs ? C’est de cette séduction que dépend désormais l’avenir de la firme.