D’ici quatre ans, 90 % des grandes entreprises posséderont leur chief data officer, prédit le cabinet Gartner. Le CDO est la personne responsable des données au sein de l’entreprise. À fin 2014, le cabinet ne dénombrait que 400 professionnels dans le monde, et un millier en 2015. Mais d’ici 2019, cette fonction devrait se généraliser à l’ensemble des grandes entreprises, c’est-à-dire celles qui ont beaucoup de data.

La valorisation de la donnée est devenue un enjeu essentiel pour ces sociétés qui, par le passé, n’exploitaient pas ce qui est pourtant une mine d’informations. Les bases de données in-memory permettent depuis quelque temps de traiter de façon très véloce ces informations et de les intégrer dans le transactionnel, en plus de l’aide à la décision. L’éclosion de l’Internet des objets supposera également une nouvelle façon de traiter ces données.

Collaborer avec la DSI

D’autre part, la multiplication des informations à caractère personnel laissées par les clients (à des fins de ciblage publicitaire, par exemple) pose de plus en plus de questions éthiques que les entreprises gèrent, en France, en collaboration avec un conseiller informatique et libertés (Cil) missionné par la CNIL. De tels enjeux font dire à Gartner que ce nouveau métier de CDO va essuyer les plâtres et que de nombreux échecs sont à anticiper.

Ils devront non seulement créer une stratégie pour gérer ces données, mais aussi les intégrer dans les processus internes de l’entreprise et déterminer les bons indicateurs. Ils devront aussi s’assurer qu’ils restent conformes à la loi, et être garants de la sécurité des données afin d’éviter les fuites pouvant entamer la confiance des clients. Mais pour que la mécanique soit bien rodée, les CDO devront surtout réussir à collaborer avec les DSI.