Jamais, depuis 2008, l’outsourcing n’avait atteint de tels sommets : selon une récente étude d’ISG, l’activité dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) a connu des volumes de contrats en forte progression au premier semestre 2014.

Leur valeur représente 5 Md€, atteignant son niveau le plus haut depuis six ans et enregistrant une augmentation impressionnante : +32 % par rapport à la même période, l’an passé.

Le nombre de contrats, lui, a augmenté de 25 % selon cet indicateur qui ne prend en compte que les contrats d’externalisation supérieurs à 4 M€.

La France, deuxième au niveau européen

La France figure parmi les bons élèves, s’affichant comme le deuxième marché d’outsourcing au niveau européen. Son premier trimestre, qui avait déjà égalé des valeurs record, a été suivi d’un deuxième trimestre encore meilleur.

Ce semestre a ainsi vu Paris battre des records de nombre et de valeur de contrats, pour un montant de 930 M€. La France a ainsi signé 40 contrats de plus de 4 M€, le triple de ce qu’elle avait totalisé l’an passé au premier semestre. 

« La tendance vers l’externalisation se concrétise en France, portée par les entreprises qui revoient leurs politiques d’approvisionnement traditionnelles pour se tourner vers les options d’externalisation innovantes », explique Lyonel Roüast, partner et président SEMEA d’ISG. « Cette tendance devrait se poursuivre en Q3 et Q4 avec un nombre de contrats important portant sur des activités très sélectives », pronostique l’analyste.

Seul le Royaume-Uni fait mieux dans la zone EMEA, laquelle représente 50 % du marché mondial de l’outsourcing.