Lors de la présentation de ses vœux, le 21 janvier dernier, Jamal Labed, président de l’Association Française des Éditeurs de Logiciels et Solutions Internet (AFDEL), affirmait que le numérique, secteur d’avenir de l’économie, péchait par la multitude d’organisations le représentant.
Il répondait ainsi à Fleur Pellerin, ministre déléguée en charge des PME, de l’Innovation et de l’Economie numérique, qui rappelait en 2012, la nécessité d’un interlocuteur crédible pour les acteurs français du numérique.

L’idée d’une fédération les regroupant a donc refait surface sous l’égide de l’AFDEL et Syntec numérique dont le président, Guy Manou-Mani, précise qu’il n’a « cessé d’appeler à la création d’un tel outil pour répondre aux exigences du numérique en France et vis à vis des pouvoirs publics« . Affirmant par ailleurs que « tous les représentants d’associations et de fédérations étaient les bienvenus ».

Le Syndicat National du Jeu Vidéo (SNJV), celui des éditeurs de logiciels de loisirs (Sell), le Cinov-IT, pour les PME, TPE et professionnels indépendants du numérique ou encore la Fevad, qui fédère des entreprises de vente à distance et des acteurs de l’e-commerce sont encore en retrait.

De son côté, la toute nouvelle association Efel Power ne semble pas prête à rejoindre le projet. Joint par téléphone, son président, Alain Garnier, PDG de Jamespot, s’en explique : « Les éditeurs français sont parmi les 4 ou 5 premiers au plan mondial. Nous, nous voulons favoriser cette « french touch ». Pour l’instant, les règles du jeu ne nous conviennent pas. Nous restons ouverts à toutes les discussions, mais tant que l’objectif ne sera pas clairement de favoriser les entreprises qui créent en France et non pas seulement celles qui y distribuent leurs produits, comme Microsoft ou Google, alors nous ne rejoindrons pas le projet. »

La réponse de Guy Manou-Mani est, quant à elle, claire :  » Nous voulons que ce projet aboutisse en 2014″.