World Wide Web Consortium (W3C), l’organisme chargé de promouvoir la compatibilité des technologies sur le Net, vient de créer un groupe de travail pour étudier les solutions de paiement virtuel.

De nombreux acteurs internationaux, issus de secteurs très divers, tenteront notamment d’apporter des réponses pour sécuriser les paiements en ligne, le règlement des factures récurrentes, les envois de fonds, ou encore pour étudier l’impact de la réglementation sur la technologie.

L’objectif de ce travail sera de combler les lacunes existantes et de tenter de trouver des moyens plus sûrs pour échanger de l’argent sur le Web.

Le porte-monnaie électronique en exemple

L’e-commerce devant atteindre un chiffre d’affaires de 1,471 billion de dollars cette année, soit près de 20 % de plus qu’en 2013, il apparaît urgent de lutter contre ses principales faiblesses.

La première d’entre elles semble être sa facilité d’utilisation : 97 % des consommateurs remplissant un panier sur un appareil mobile ne finalisent pas leur achat.

La seconde est la fraude, qui concerne 10 fois plus les transactions en ligne que celle en magasin.

L’une des pistes de réflexion du W3C pour remédier à ces problèmes est le porte-monnaie électronique. Considéré comme ergonomique, relativement sûr et permettant de préserver la confidentialité, celui-ci ne bénéficie toutefois pas encore d’une interopérabilité satisfaisante, aucun standard n’ayant été unanimement adopté.