C’est le 13 mars 1989 que le Britannique Tim Berners-Lee transmettait le premier document décrivant le fonctionnement de ce qui allait devenir le World Wide Web. Ce qu’il recherchait alors était un nouveau système de gestion de l’information.

Au centre de ce dispositif se trouvaient les liens hypertextes permettant de naviguer d’une page à une autre en réseau. À l’époque, Tim Berners-Lee déclarait : « Je n’ai fait que prendre le principe d’hypertexte et le relier au principe du TCP et du DNS et alors – boum ! – ce fut le World Wide Web ! ». En tant que chercheur au Cern, il mettra à profit son invention pour créer le premier site Web : info.cern.ch.

Quatre ans plus tard, le premier navigateur Web (Mosaic) apparaissait, lancé par le National Center for Supercomputing Applications aux États-Unis. L’année d’après, en 1994, Tim Berners-Lee fondait le World Wide Web Consortium (W3C), un organisme de normalisation chargé de promouvoir la compatibilité des technologies du Web telles HTML, XML ou CSS.

Du Web 1.0 au 3.0

En 25 ans, le Web a connu deux itérations majeures. Après le Web 1.0, qui reliait juste les pages entre elles, a émergé le Web 2.0, qui a permis de relier les individus au travers des commentaires sur les sites et des réseaux sociaux. Enfin, le Web 3.0 s’attèle de plus en plus à connecter les objets entre eux.

Mais en 25 ans, le Web a aussi connu des scandales importants, comme le programme de surveillance mondiale piloté par la NSA.

Sur ce point, le père fondateur espère voir émerger une charte des utilisateurs afin de promouvoir un Web libre et maîtrisé.