DOSSIERS

Les bonnes surprises de la recherche Microsoft

Par La rédaction, publié le 09 mars 2012

Ecrans interactifs, miroir de réalité augmentée ou encore du papier collaboratif, tour d’horizon des dernières trouvailles de la division recherche de Microsoft.

Les champs d’intervention de Microsoft Research embrassent toutes les disciplines de l’informatique, depuis les IHM, l’intelligence artificielle, les moteurs de recherche, la mobilité ou l’algorithmique pure. Mais cette année, les interfaces naturelles se sont taillé la part du lion dans les démonstrations réalisées à Redmond et beaucoup de ces démonstrations mettaient en œuvre Kinect.

Ainsi, Andy Wilson, l’homme à qui l’on doit déjà la table tactile Microsoft Surface, a présenté l’Holoflector, miroir virtuel générant une image 3D de l’utilisateur face à lui, mais, surtout, permettant à celui-ci d’interagir avec cette représentation au moyen de son smartphone.

Autre démonstration spectaculaire, celle du Beamatron qui utilise la pièce elle-même comme surface de projection d’un objet 3D animé grâce au couplage d’une Kinect et d’un vidéoprojecteur. Une version mobile permettait à son porteur d’utiliser un mur, une feuille de papier ou même sa main comme interface. Parmi les autres projets présentés, figuraient de nombreuses applications de taitement d’image, dont la génération de modèle 3D à partir de simples photos de bâtiments, l’application Cliplets pour générer des photos partiellement animées à partir de courtes séquences vidéo et encore la reconnaissance d’expression du visage à partir de données de scanner 3D et analyse du mouvement.

L’application Big Data FetchClimate!

Enfin, un autre axe clé de recherche pour Microsoft porte sur le big data. L’application FetchClimate a permis de montrer que l’on peut naviguer de manière naturelle sur l’ensemble des données climatiques  mondiales entre 1900 et 2010, en dépit des téraoctets de données que cela met en jeu. Mieux, l’application ChronoZoom, qui va être rendue publique dans les jours à venir, montre qu’il est possible de jouer parmi des volumes de données importants, puisqu’il s’agit de l’histoire de l’univers – rien de moins –, au moyen d’une simple interface HTML 5… Dans un cas comme dans l’autre, Azure assurait le stockage des données.

Rick Rashid, l’homme à la tête de la recherche chez Microsoft.

Toutes ces technologies sont ouvertes notamment aux divisions internes de l’éditeur, car Microsoft présente la particularité d’avoir créé une division recherche indépendante de ses divisions produit. Une démarche lancée voici vingt ans par Nathan Myhrvold comme l’a rappelé Rick Rashid, responsable de la recherche Microsoft et à la tête de Microsoft Research : « C’est un engagement sur le long terme, c’est notre ambition en tant qu’entreprise d’avoir de la visibilité sur le long terme. Et depuis 1991 nous n’avons qu’une seule mission, étendre l’état de l’art de la recherche en informatique, en repousser les frontières. »

L’organisation dispose de six centres de recherche et s’appuie sur 850 chercheurs. Et si Microsoft Research n’a pas mis au point de produit en tant que tel, ce n’est pas la mission de ces chercheurs. Leurs innovations se retrouvent aujourd’hui dans tout le portefeuille produit Microsoft, depuis Surface, Kinect ou Bing, pour les applications les plus évidentes, à Outlook, Visual Studio ou même Word. Rick Rashid ajoute : « Très peu de compagnies qui existaient dans notre secteur lorsqu’on a créé Microsoft Research existent encore aujourd’hui, on est une industrie en constante mutation et disposer de cette recherche fondamentale permet à Microsoft d’avoir cette agilité au changement. »

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