La proportion des grandes entreprises qui se seront donné les moyens de faire face à une attaque informatique de vaste ampleur devrait passer de 0 % (!) en 2015 à 40 % en 2018, estime Gartner. Le cabinet d’analyse relève que les deux priorités pour ces grands comptes seront d’assurer la sécurité de l’information et la continuité des activités en cas d’attaque.

« Les attaques se feront de manière plus ciblée, avec la volonté claire de causer des dommages industriels », prévient Paul Proctor, vice-président de Gartner. « Les serveurs risquent d’être anéantis, les données éparpillées et la propriété intellectuelle rendue publique », ajoute-t-il, incitant donc les grandes entreprises à investir pour contrer préventivement ce type d’attaques.

Les vulnérabilités connues

Portant également sur les cyber-menaces, le rapport annuel de HP insiste, lui, sur le fait que la plupart des attaques menées en 2014 n’étaient pas en elles-mêmes nouvelles, mais reprenaient des modèles connus.

Pour 44 % d’entre elles, elles ont même profité de vulnérabilités vieilles de 2 à 4 ans.

Les 10 premières de ces vulnérabilités utilisent d’ailleurs un code écrit il y a plusieurs années, voire plusieurs décennies ! Pire, la première cause ayant permis à ces attaques de porter serait un problème de configuration de serveur…