Le développement d’applications personnelles serait l’avenir pour les entreprises, si l’on en croit une étude menée auprès de 700 décideurs informatiques internationaux, dont des Français, par Vanson Bourne pour le compte de Progress. Cet éditeur, justement spécialisé dans le développement rapide d’applications, relève que cette tendance, aussi appelée « Develop Your Own Application » (DYOA) entraîne de facto un intérêt encore plus grand des entreprises pour les Platform-as-a-Service (PaaS). Pour 70 % des DSI, le développement d’applications passera même forcément par un environnement PaaS, qu’ils utilisent déjà ou sont sur le point d’utiliser.

« L’ère du développeur-citoyen »

Autre point important de l’enquête, 85 % des DSI assurent – on s’en serait douté – qu’il leur est demandé de réduire le délai de mise au point des applications. Dans ce contexte, ce sont donc bien souvent les utilisateurs qui se créent leurs propres applications. Notamment les équipes du marketing (47 %) ou encore de la finance (44 %). Faut-il s’en inquiéter ? Quelque peu, oui, car leur choix se porte dans 27 % des cas sur des plates-formes plus aptes à accélérer le développement qu’à fournir des capacités de contrôle sur les applications générées. Utiliser un PaaS semble alors un bon compromis. D’autant que les PaaS ont d’ores et déjà prouvé leur efficacité au sein de l’entreprise : en termes de délais, pour 54 % des personnes interrogées; en termes de coûts pour 51 % d’entre elles.

« L’essor du DYOA est une toute nouvelle tendance qui, en surfant sur la vague du BYOD (“Bring Your Own Device”) et du BYOA (“Bring Your Own Application”), va modifier notre façon de travailler », estime Matt Robinson, vice-président Technology chez Progress Software. « Il n’a jamais été aussi facile de développer des applications qui permettent aux entreprises, à leurs départements, ou même à des utilisateurs particuliers de gagner en productivité, indépendamment de leurs compétences dans le domaine du codage. Il ne fait guère de doute que nous vivons désormais à l’ère du développeur-citoyen », ajoute-t-il.