L’opérateur historique italien va se séparer de son réseau d’accès pour des raisons financières. La future entité pourra accueillir de nouveaux actionnaires.

A l’heure où les opérateurs français louent l’intégration de leurs réseaux fixes et mobiles, Telecom Italia organise la scission de son réseau fixe. Cette opération est la première de cette envergure en Europe sur un pan important de l’infrastructure fixe d’un opérateur historique.

Le conseil d’administration de l’opérateur historique italien a appouvé la scission, dans une nouvele entité, de son infrastructure d’accès, incluant les câbles téléphoniques, cuivre et fibre optique (y compris les boîtiers de raccordement ONT) et les répartiteurs.

Jusqu’à présent, seul l’opérateur anglais BT avait effectué une séparation de son réseau d’accès fixe, mais seulement sur le plan fonctionnel. Une division interne baptisée Open Reach a été créée en 2006, sous l’impulsion du régulateur anglais, l’Ofcom.

En Italie, la motivation de cette séparation est essentiellement financière. L’opérateur va loger tous ces actifs dans une société. L’arrivée de nouveaux actionnaires dans la nouvelle entité lui apportera de l’argent frais.

Telecom Italia poursuit les négociations avec la Caisse des dépôts italienne, la Cassa Depositi e Prestiti (CDP), en vue d’une possible participation de l’établissement public dans la nouvelle entité.

Les services offerts par la nouvelle société à tous les opérateurs comprendront, entre autres, le dégroupage physique et/ou virtuel de la boucle locale.

Le régulateur italien (Agcom) examinera sur le plan réglementaire, les conséquences induites par cette scission. D’éventuels aménagements seront nécessaires par rapport à une évolution des obligations réglementaires liées au réseau d’accès qui résulteraient de cette modification.