Une étude recense 100 millions d’utilisateurs de réseaux mobiles 4G et 90 % d’entre eux sont en Corée, au Japon, aux Etats-Unis au Canada et en Australie.

Les réseaux mobiles 4G décollent dans le monde mais pas encore en Europe. La barre symbolique des 100 millions d’utilisateurs actifs du très haut débit mobile viendrait d’être franchie, selon une étude de Wireless Intelligence, bras armé pour les enquêtes de l’association GSM qui réunit la plupart des opérateurs mobiles dans le monde.

Ces abonnés 4G sont, en revanche, concentrés dans très peu de pays. Les Etats-Unis, le Canada la Corée, le Japon et l’Australie, réuniraient 90 % de cette population connectée en 4G. Dans ces pays, 80 % de la population en moyenne serait couverte par ces réseaux 4G et une majorité de smartphones commercialisés sont compatibles, deux facteurs qui expliquent le succès de cette technologie.

Ces chiffres témoignent aussi du retard pris par l’Europe par rapport à l’Asie et à l’Amérique du Nord dans le déploiement de la 4G. Ce décalage explique a priori les inquiétudes de la Commission européenne à ce sujet.

Pour le combler, l’Europe encourage vivement la réutilisation de fréquences 2G déjà déployées telle la bande 1800 MHz. Il s’agit d’accélérer la couverture rapide des territoires européens en réseau 4G comme c’est déjà le cas au Royaume-Uni, en Allemagne ou bienôt en France, au travers de Bouygues Télécom.

Source :

Wireless Intelligence (mai 2013)